Vous payez votre Internet mobile trop cher

C.C. avec agence

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Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, a fixé jeudi à environ 206 millions d'euros le coût de la quatrième licence de téléphonie mobile, le jour où le principal candidat, Free, se dit "prêt à payer" 210 millions.
Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, a fixé jeudi à environ 206 millions d'euros le coût de la quatrième licence de téléphonie mobile, le jour où le principal candidat, Free, se dit "prêt à payer" 210 millions. — Ahmad al-Rubaye AFP/Archives

A l’étranger, on range les portables. L’UFC-Que Choisir conseille de ne pas surfer sur le web avec son téléphone hors de l’hexagone. De 5 à 9 euros le mégaoctet quand ce dernier «coûte au maximum un euro» aux opérateurs français, cela fait cher la navigation.

Ces tarifs ont été dénoncés mardi par l’association de consommateurs. Cette dernière a décidé d’écrire à la commissaire européenne en charge des télécommunications, Viviane Reding, pour l’alerter. Une polémique a éclaté sur le même sujet en Espagne le mois dernier.

Des tarifs très flous

Mais ces chiffres sont contestés par les opérateurs. Bouygues Telecom assure facturer 1 euro le mégaoctet au sein de l'Union européenne (UE) pour tous ses clients. L’opérateur a indiqué à 20minutes.fr que la grille des tarifs prise en compte par l’UFC-Que Choisir était en réalité obsolète.

De son côté, Orange a affirmé à 20minutes.fr que l’opérateur proposait «un pass spécifique, gratuit et sans engagement, au prix de 0,5 euro par mégaoctet». Mais sans ce pass, le coût est effectivement beaucoup plus cher. SFR également indique inciter ses clients à prendre des packs spécifiques avec «un tarif de 36 centimes d'euro le mégaoctet».

Qui consomme peu paye beaucoup

Problème, les clients qui ne possèdent pas ces forfaits spécifiques ou qui consomment peu sont systématiquement pénalisés par les opérateurs selon Edouard Barreiro, chargé de mission sur les nouvelles technologies à l’UFC-Que Choisir. Il souhaite que l’UE encadre les prix de détail des mégaoctets.

Une nouvelle étape après l’avancée du début juillet. A l’époque, la Commission européenne avait seulement baissé les tarifs de gros de l'internet mobile, ainsi que les prix de détail des SMS et des appels à l'étranger au sein de l'Union. Les tarifs de gros sont limités à 1 euro hors taxe par mégaoctet téléchargé.