Grippe A (H1N1): Pour Roselyne Bachelot, «l'appareil sanitaire de la Réunion est à la hauteur»

SANTÉ a ministre de la Santé est en visite à la Réunion pour contrôler le dispositif anti-grippe A...

Avec agence

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Roselyne Bachelot en visite à Saint-Denis-de-la-Réunion rencontre les personnels de santé qui luttent contre le virus de la grippe A (H1N1).
Roselyne Bachelot en visite à Saint-Denis-de-la-Réunion rencontre les personnels de santé qui luttent contre le virus de la grippe A (H1N1). — R. BOUHET / AFP

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a déclaré samedi que «la structure sanitaire de la Réunion répond bien» tant dans le secteur public que privé face à l'épidémie de grippe H1N1. «L'appareil sanitaire de la Réunion est à la hauteur d'un enjeu difficile. La structure répond bien», a déclaré Roselyne Bachelot à l'issue d'une visite des professionnels libéraux à l'Etang-Salé les Hauts, petite commune du sud de l'île.

Accompagné du maire (UMP) Jean-Claude Lacouture (président d'une association des maires de droite), la ministre s'est rendue dans un petit centre médical, un cabinet d'infirmier, une pharmacie et un laboratoire où elle s'est informée des difficultés rencontrées.

«Les renforts ne sont pas d’actualité»

«J'ai constaté que la médecine libérale répond bien», a-t-elle dit à l'issue de ces visites. «Ces professionnels, on ne leur a pas commandé un discours. Ils ont dit ce qu'ils voyaient: ils se sentent informés, formés». Plusieurs médecins libéraux s'étaient plaints la semaine dernière d'une saturation de leur cabinet et avaient réclamé des renforts. «On peut toujours interroger des professionnels un peu grincheux» mais «force est de constater que les renforts ne sont pas d'actualité», a déclaré la ministre.

Elle s'est dit «rassurée» par l'attitude de «la population, qui est calme et ne cède pas à l'affolement». «Ce sang froid détonne avec des déclarations intempestives», a-t-elle dit. Elle a rappelé qu'un numéro vert serait mis en place pour délivrer des «informations validées» alors que «ça part dans tous les sens» avec des «experts ou prétendus experts qui donnent des informations contradictoires».

Un seul pilote dans l’avion


Le dispositif de lutte, a-t-elle affirmé, ne doit avoir «qu'un pilote dans l'avion: c'est le représentant de l'Etat». «Ce n'est pas à un directeur de décider de fermer une école, c'est au préfet», a-t-elle dit. La ministre a visité dans l'après-midi un centre de lutte anti-vectorielle à Saint-Pierre (sud de l'île). «La vigilance sanitaire doit être globale. Il ne faut pas baisser la garde sur la prévention du chikungunya et de la grippe saisonnière, qui peut être mortelle», a-t-elle souligné.