Luc Chatel poursuivra les réformes de son prédecesseur

EDUCATION Même les plus controversées, telles que la modernisation du lycée ou les suppressions de postes d'enseignant...

Avec agence

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 Luc Chatel, ministre de l'Education
 Luc Chatel, ministre de l'Education — DR

Dans un entretien publié par Le Monde daté de mercredi, Luc Chatel annonce qu'il entend poursuivre dans «la concertation» les réformes engagées par son prédécesseur, Xavier Darcos.

A quelques jours de la rentrée, le ministre de l'Education affirme se situer «dans la continuité des engagements présidentiels». «En deux ans, Xavier Darcos a engagé des réformes importantes, dont je poursuivrai la mise en oeuvre. D'autres sont nécessaires. Je les mènerai dans un esprit de dialogue et de concertation», déclare-t-il.

Les réformes du lycée et de la formation des enseignants maintenues
 
Au sujet de la réforme du lycée, un des principaux points de crispation entre  Xavier Darcos et la communauté éducative,  il a annoncé que celle-ci «entrera comme prévu en vigueur à la rentrée 2010». Son architecture sera prête courant septembre. Les syndicats et les associations de parents ont été invités à faire part de leurs propositions, précise-t-il. «Nous voulons passer d'un système d'orientation subi à un système choisi et réversible», explique-t-il, soulignant qu' «il ne s'agit pas de réformer pour réformer, mais de rendre le lycée plus juste».
 
Dans cet entretien, le ministre confirme également la poursuite des suppressions de postes déjà engagées qui, explique-t-il, «nous donnent une marge de manoeuvre soit pour revaloriser les enseignants (...) soit pour mettre en place des services nouveaux, comme l'aide individualisée en primaire, l'accompagnement éducatif au collège ainsi que dans 200 lycées». Le gouvernement a programmé 13.500 suppressions de postes pour la rentrée 2009.«Le taux d'encadrement a été maintenu et des services nouveaux pour les élèves et les familles ont été créés», précise-t-il.

Quant à la réforme de la formation des enseignants, autre sujet de conflit, «la discussion reste ouverte sur les sujets qui font encore débat : la date des concours, le contenu des maquettes de masters, celui des stages...», dit-il.