Vidéosurveillance, efficacité prouvée

SOCIETE Un rapport montre que crimes et délits baissent deux fois plus vite dans les villes équipées de caméras de surveillance...

20minutes.fr

— 

L'une des salles d'information et de commandement où la préfecture de police de Paris gère la vidéosurveillance. 
L'une des salles d'information et de commandement où la préfecture de police de Paris gère la vidéosurveillance.  — 20minutes.fr

«Vidéosurveillance: le rapport qui prouve son efficacité». C’est le titre de l’article du Figaro, qui révèle le contenu d’un rapport coordonné par l'Inspection générale de l'administration (IGA), un rapport dont le ministère de l'Intérieur a confirmé l'authenticité. Selon ce rapport, la vidéosurveillance a un impact «significatif» sur les actes de délinquance, en particulier les crimes et délits, mais son apport est «peu marqué» sur les enquêtes.

Sans détailler les chiffres, Le Figaro écrit que les crimes et délits baissent deux fois plus vite dans les villes équipées de vidéoprotection. «L'impact le plus significatif concerne les agressions contre les personnes», indiquent les auteurs de cette étude, datée de juillet 2009, à laquelle ont également pris part l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l'Inspection technique de la gendarmerie nationale (ITGN).

Depuis 2000, en zone police, alors que ces actes ont grimpé de 40%, ils ont augmenté deux fois moins vite dans la cinquantaine de villes vidéoprotégées.

Le grand banditisme n'est pas concerné

Le rapport souligne toutefois les limites de ces dispositifs. «Mesuré globalement, l'impact sur le taux d'élucidation reste encore peu marqué dans les villes équipées de vidéoprotection, même si un nombre croissant de personnes est mis en cause ou identifié grâce au caméras», indiquent ses auteurs. Et «les membres des équipes du grand banditisme gardent leur sang-froid dans l'action, même lorsqu'ils se savent filmés», ajoutent-ils.

L'étude porte sur 63 brigades de gendarmerie couvrant un territoire équipé de plus de dix caméras et sur le tiers des 146 circonscriptions de police dotées de moyens de vidéoprotection. Plus de cinq millions de personnes vivent dans les secteurs concernés, selon Le Figaro.

Le gouvernement veut accélérer l'installation de systèmes de vidéoprotection en France. L'objectif fixé en novembre 2007 par le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, était de tripler en deux ans le nombre de caméras installées sur la voie publique en France, pour passer de 20.000 à 60.000.

«La police ne sera plus aveugle», avait expliqué à 20minutes.fr le commissaire Olivier Bagousse. «Elles couvriront tous les endroits de Paris qui intéressent la police, nous permettant d’évaluer la dangerosité d’une situation et de réagir plus rapidement».