La justice demande une nouvelle fois la levée d'immunité de Gaston Flosse

POLYNÉSIE 'enquête qui vise le sénateur porte sur une affaire de détournements et de corruption...

Avec agence

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La famille d'un journaliste mystérieusement disparu en 1997 alors qu'il enquêtait sur des affaires politico-financières du territoire estime, au vu de pièces du dossier, qu'il a sans doute été victime d'un système policier parallèle mis en place à l'époque.
La famille d'un journaliste mystérieusement disparu en 1997 alors qu'il enquêtait sur des affaires politico-financières du territoire estime, au vu de pièces du dossier, qu'il a sans doute été victime d'un système policier parallèle mis en place à l'époque. — Gregory Boissy AFP/Archives

Une deuxième demande de levée de l'immunité parlementaire du sénateur Gaston Flosse a été déposée auprès du Parquet général de Papeete par le juge d'instruction Philippe Stelmach dans l'affaire de l'OPT d’après une source proche du dossier à Tahiti. L'enquête porte sur une affaire de détournements et de corruption à l'Office des Postes et Télécommunications (OPT) de Polynésie.

Cette nouvelle demande fait suite à des informations recueillies lors d'interrogatoires et des nombreuses perquisitions effectuées depuis 15 jours, en particulier celle en début de semaine au siège de la banque Socredo, selon cette même source.

Cinq personnes en détention provisoire


La première demande avait été faite le 20 juillet et le bureau du Sénat avait alors autorisé le placement en garde à vue de Gaston Flosse en levant partiellement son immunité parlementaire. Le sénateur de Polynésie, âgé de 78 ans, avait été retenu pendant sept heures dans les locaux de la Brigade financière.

Cinq personnes ont été mises en détention provisoire à Tahiti dans le cadre de cette affaire, dont Jeffrey Salmon, ancien directeur de l'OPT, Melba Ortas, secrétaire particulière de Gaston Flosse, Alphonse Teriierooiterai, ancien président du conseil d'administration de l'OPT, et Hubert Haddad, PDG de 2H, groupe chargé de la publicité pour l'annuaire officiel de la Polynésie.

Ces derniers ont reconnu avoir effectué des versements réguliers pendant au moins 10 ans au parti Tahoera'a Huiraatira et à son président Gaston Flosse.