L'opération com' de Luc Chatel épinglée par le «New York Times»

POLITIQUE La polémique autour de la visite du ministre de l'Education à l'Intermarché de Villeneuve-le-Roi fait jaser jusqu'aux Etats-Unis...

E. L.

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Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel visite, le 17 août 2009, l'Intermarché de Villeneuve-le-Roi sur le thème des « essentiels de la rentrée».
Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel visite, le 17 août 2009, l'Intermarché de Villeneuve-le-Roi sur le thème des « essentiels de la rentrée». — AFP PHOTO OLIVIER LABAN-MATTEI

L’affaire de l’Intermarché fait parler d’elle outre-Atlantique. Le quotidien New York Times a consacré un article mercredi à la visite lundi de Luc Chatel dans un Intermarché de Villeneuve-le-Roi.

Sur un ton plutôt gentillet, le quotidien new-yorkais se fait l’écho de cette «opération communication» qui s’est transformée en vaste polémique cette semaine. De fait, des salariés d’Intermarché ont dû jouer les figurants au cours de la visite du ministre, sans que celui-ci ne le sache. Une attitude qui ne choque pas outre mesure aux Etats-Unis où les opérations de communication sont monnaie courante.

Un ministre français dans de «beaux draps»

Pour le journaliste Steven Erlanger, «il ne s’agissait à l’origine que d’une opération de communication estivale avec l’aide d’une chaîne de magasins, mais Luc Chatel – le ministre de l’Education et porte-parole du gouvernement – s’est retrouvé dans de beaux draps après la visite supposément arrangée» de l’Intermarché de Villeneuve-le-Roi.

Le quotidien rapporte également la présence dans le supermarché de Virginie Meyniel, «une femme politique affiliée à la majorité, qui a déclaré qu’elle se trouvait là par hasard». Mais l’histoire se finit bien pour le New York Times qui raconte qu’«Intermarché s’est excusé pour cet épisode et a reconnu sa seule responsabilité dans cette affaire, précisant que les ministres n’étaient pas impliqués. Luc Chatel a déclaré mercredi qu’il n’avait rien à voir avec ce plan».