Opération déminage au Havre, une vieille habitude

SECURITE Plus de 2.000 personnes évacuées le temps de neutraliser une bombe britannique...

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La mairie du Havre a transformé en mini-musée un appartement des années 50 représentatif de l'architecture d'Auguste Perret qui a totalement reconstruit le centre de la ville inscrit depuis juillet au patrimoine mondial de l'humanité.
La mairie du Havre a transformé en mini-musée un appartement des années 50 représentatif de l'architecture d'Auguste Perret qui a totalement reconstruit le centre de la ville inscrit depuis juillet au patrimoine mondial de l'humanité. — Mychèle Daniau AFP/Archives

Découverte lors de travaux de terrassement, une bombe britannique a été désamorcée vendredi matin au Havre. Environ 2.300 personnes ont été évacuées.
 
Près de 200 policiers se sont déployés dès 7h dans la zone concernée qui s'étend dans un rayon de 400 mètres autour de l'engin découvert le 5 août dernier dans un quartier du port. Ils ont vérifié appartement par appartement et maison par maison que tous les habitants avaient bien quitté les lieux.

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La neutralisation et l'enlèvement de la bombe chargée de près de 200 kg d'explosifs par les démineurs de la Sécurité civile de Seine-Maritime étaient prévus pour durer deux à trois heures et s'achever en milieu de journée.
 
Une ville bombardée
 
Cette bombe datant de la Seconde Guerre mondiale a été mise au jour lors de travaux de terrassement préparatoires à la construction de logements par le conducteur d'une pelleteuse. Le chantier a été aussitôt interrompu et, par précaution, l'engin a été recouvert de sable et de terre le temps de la préparation de l'opération de neutralisation.
 
De tels engins sont régulièrement découverts au Havre, une ville dont le centre et le port ont été en grande partie détruits en septembre 1944 par des bombardements de l'aviation britannique.

Ce week-end, ce sera au tour des de quelque 1.500 Brestois qui vont être à nouveau évacués pour permettre de poursuivre le déminage d'un terrain militaire rétrocédé à la ville. Il y a deux semaines, une première opération avait entraîné l'évacuation de plus de 16.000 personnes.