Les «rapines», les «voitures de luxe» la «délinquance» des gens du voyage: Girot de Langlade, les précédents

VIDEO Il avait déjà tenu des propos controversés en 2002...

E.J.

— 

Le préfet Paul Girot de Langlade, médiateur des Etats généraux de l'Outre-mer, vient d'être suspendu de ses fonctions après le dépôt d'une plainte pour «injure à caractère raciste», selon une information du site Zinfos974, repris par Bakchich. Ce n'est cependant pas la première fois que ce représentant de l'Etat se trouve au centre d'une polémique. Il a notamment suscité des controverses à deux reprises au sujet de ses déclarations sur les «gens du voyage».

«Chacun sait que quand ils arrivent quelque part, il y a de la délinquance», déclarait-il à la Nouvelle république, lorsqu'il était préfet de l'Indre-et-Loire, rappelle Bakchich.info. Condamné en première instance pour «incitation à la haine raciale», il avait été relaxé en appel en juin 2008.

En 2002, alors préfet du Vaucluse, il avait déjà suscité une polémique par ses propos sur les gens du voyage. Devant les caméras des télévisions, il y évoquait les «rapines» dont vivrait cette population. Il soulignait également que les gens du voyage roulent dans des «voitures de luxe», bien qu'ils «ne travaillent pas»:


Il avait été désavoué par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur: «il a tort», estime-t-il dans le reportage. Une plainte avait été déposée à son encontre, mais il avait été relaxé, le Parquet jugeant que le représentant des gens du voyage avait  «mal formulé la poursuite», dixit Bakchich.

En 2007, il avait toutefois été placé «hors cadre», c'est à dire sans affectation particulière.