Une enquête ouverte à l'hôpital de Mulhouse après le décès d'une fillette de 5 ans

SOINS Roselyne Bachelot demande que «toute la lumière soit faite»...

Avec agence

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Le texte santé de Roselyne Bachelot, dont l'examen-marathon a pris fin dans la nuit de mardi à mercredi à l'Assemblée, interdit la vente d'alcool et de tabac aux moins de 18 ans tout en autorisant la pub pour l'alcool sur internet après une mobilisation du lobby viticole.
Le texte santé de Roselyne Bachelot, dont l'examen-marathon a pris fin dans la nuit de mardi à mercredi à l'Assemblée, interdit la vente d'alcool et de tabac aux moins de 18 ans tout en autorisant la pub pour l'alcool sur internet après une mobilisation du lobby viticole. — Joel Saget AFP/Archives

Un enfant est décédé le 4 août au centre hospitalier de Mulhouse. «Une enquête médico-administrative» a été ouverte, a annoncé jeudi dans un communiqué le ministère de la Santé, qui a ensuite précisé à l'AFP qu'il s'agissait d'une fillette âgée de cinq ans.

D'après les premiers constats, «il semblerait que le corps de l'enfant ait été trouvé pris dans les barreaux de son lit d'hospitalisation», au sein du service de pédiatrie du centre hospitalier de Mulhouse.

Le lit d'hôpital de la petite fille était entouré de barreaux de sécurisation, trop espacés pour un enfant de cet âge. Afin d’éviter tout accident, le lit avec été garni de deux gros coussins sur les côtés. «Malheureusement, cette précaution n'a pas été suffisante pour éviter l'accident», a déclaré Jean-François Mathis, directeur adjoint de l'Agence régionale d'hospitalisation.

Le personnel était en nombre suffisant


«Les premiers éléments montrent que le personnel était en nombre suffisant (un cadre de santé, une infirmière puéricultrice, une infirmière, deux auxiliaires de puériculture, le médecin pédiatre assurant ses consultations et deux internes de médecine générale, pour 6 lits occupés sur les 14 de l'unité)», selon le texte.

Jean-François Mathis a précisé que les faits remontaient au 31 juillet. «A 9h30, il y a eu un passage de l'infirmière dans la chambre de la petite et c'est à 9h45 qu'on a constaté qu'elle s'était coincé la tête entre le matelas et la barrière du lit», a-t-il indiqué.

Tirer les conséquences

«Une enquête médico-administrative a immédiatement été diligentée, à la demande du cabinet de la ministre de la santé et des sports, par l'agence régionale de l'hospitalisation d'Alsace», a poursuivi le communiqué. «Conformément au souhait de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports, toute la lumière sera faite sur les circonstances précises ayant conduit à ce drame», a poursuivi le ministère en exprimant «ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de l'enfant dont le décès a été constaté, le 4 août dernier».

«Un groupe de travail au niveau de la Dhos, associant notamment l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et des professionnels, est mis en place pour tirer toutes les conséquences de cette enquête», a-t-il conclu