Royal accuse le gouvernement de «racket»

TRANSPORTS La présidente de Poitou-Charentes, en campagne pour les régionales de 2010, ne veut pas financer le projet de ligne à grand vitesse dans le Sud-Ouest...

Avec agence

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"Aimez-vous les uns les autres, ou disparaissez!" (Ségolène Royal à l'université d'été du PS à la Rochelle, 27 septembre)
"Aimez-vous les uns les autres, ou disparaissez!" (Ségolène Royal à l'université d'été du PS à la Rochelle, 27 septembre) — Jean-Pierre Muller AFP

Après la lettre cinglante adressée mardi à François Fillon, Ségolène Royal renchérit. Elle accuse désormais le gouvernement de «racket», toujours pour la demande pour le financement de la Ligne Grande Vitesse (LGV)-Sud Europe Atlantique.

Plus tôt dans la journée, ce jeudi, l'UMP avait rappelé «à la raison» la présidente PS de Poitou-Charentes. Dans un communiqué, David-Xavier Weiss, secrétaire national de l'UMP chargé des Transports, déplorait «le ton injurieux à l'égard du Premier ministre» employé par Ségolène Royal dans sa lettre à François Fillon.

Selon lui, Ségolène Royal, qui était au gouvernement de Lionel Jospin, «n'avait pas réagi» lorsque le gouvernement Jospin «avait fait financer le TGV Est - desservant l'Est de la France - dans des proportions plus importantes par la région Ile-de-France». La droite accuse Ségolène Royal de prendre un «prétexte pour lancer sa campagne des régionales et essayer de reprendre un certain leadership au sein même du PS».

Racket

En réponse, l'ancienne candidate à la présidentielle «tient à rassurer l'UMP sur sa raison et sur sa détermination». Par ailleurs, elle argumente qu'aucun «chef de gouvernement n'a par le passé, comme vient de le faire M. Fillon, menacé une région de ne pas desservir des villes par un TGV si elle ne participait pas aux financements. Comment s'appelle une menace pour obtenir des financements, en l'occurrence à hauteur de 100 millions d'euros? Cela s'appelle du racket», a-t-elle écrit.

L’apport financier réclamé à la région s’élèverait à 110 millions d’euros. La ville de Bordeaux sera au centre de ce projet de ligne grande vitesse constitué d’un tronçon central Tours-Bordeaux assorti des branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne et Poitiers-Limoges.