Des maires s'inquiètent de la diminution du nombre de CRS sur les plages

SECURITE Les élus du littoral des Landes et de Gironde craignent que la sécurité des baigneurs ne soit pas totalement assurée...

Oriane Raffin

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Un maître-nageur sauveteur de la police nationale observe la côte aquitaine à la jumelle le 2 août 2007 sur la plage du Porge près de Lacanau.
Un maître-nageur sauveteur de la police nationale observe la côte aquitaine à la jumelle le 2 août 2007 sur la plage du Porge près de Lacanau. — J-P. MULLER / AFP
57 CRS sauveteurs sur les plages de Gironde cette année, contre 80 en 2008, «ce n’est pas assez», s’inquiètent les maires des communes du littoral. La décision du ministère de l’Intérieur de diminuer la présence de CRS en bord de mer a entraîné la fermeture de postes de secours.

Sur les 4 postes de secours de Lège-Cap-Ferret, près de Bordeaux, seuls 3 sont ouvert cet été. Si des civils, en possession du brevet d'Etat, sont recrutés, cela ne suffit pas. «Les sauveteurs, on peut les remplacer par des civils. Le problème n’est pas là. Ce qui va nous manquer, ce sont les chefs de poste, qui ont de réelles compétences en management», explique Michel Sammarcelli, maire de Lège-Cap-Ferret et président du Syndicat intercommunal pour la surveillance des plages et des lacs du littoral Girondin, contacté par 20minutes.fr.

Au ministère de l'Intérieur, on explique que cette diminution d'effectif fait partie d'un plan plus large de «
recentrement progressivement des CRS sur leur cœur de métier, à savoir la sécurité publique». En Gironde, le nombre de sauveteurs présents serait strictement le même que celui de l'an dernier, simplement, 23 CRS ont été remplacés par des civils.

Savoir gérer des équipes «quand la mer claque»


«Les civils, qui ont une excellente formation, sont souvent des étudiants, qui au bout de 3 ou 4 ans ne reviennent pas. Pour le chef de poste, on a besoin de quelqu’un qui a de l’ancienneté, une expérience», détaille Michel Sammarcelli. Etre chef de poste, cela signifie gérer des équipes allant jusqu’à une dizaine de personnes, et avoir les compétences suffisantes en management pour bien réagir «quand la mer claque».

Selon l'élu, le retrait de tous les CRS sauveteurs serait «dans les tuyaux, dans les trois ans à venir». Pour le moment, les édiles des communes du littoral «gèrent le mois d’août». Dès septembre et octobre, ils comptent se saisir du dossier et en parler avec le ministère de l’Intérieur, en charge des CRS. Objectif pour eux: conserver les postes de chefs et d’adjoints, soit 40 à 45 personnes sur la Gironde. Rien que sur le mois de juillet, 650 interventions de sauvetage ont eu lieu dans ce département.