Nouvelle-Calédonie: signature d'un protocole d'accord entre le syndicat USTKE et la direction d'Aircal

CONFLIT SOCIAL Un terrain d'entente a notamment été trouvé sur le paiement des jours de grève...

Avec agence

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Environ 200 adhérents de l'Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE, indépendantiste) manifestent le 28 juillet 2009 à Nouméa, lors de la visite de Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer.
Environ 200 adhérents de l'Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE, indépendantiste) manifestent le 28 juillet 2009 à Nouméa, lors de la visite de Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer. — CAROLINE IDOUX/AFP

Vers une sortie de crise? «Nous avons signé cette nuit, nous sommes satisfaits. Nous nous réunissons en assemblée générale à 10 heures jeudi matin» a déclaré à l'AFP Marie-Pierre Goyetche, vice-présidente du syndicat USTKE.

 

Alors que l'île est le théâtre de violents affrontements depuis une semaine, le syndicat a signé un protocole d'accord avec la direction d'Aircal. Le président d'Aircal, Nidoish Naisseline, et des responsables de l'USTKE, ont négocié jusque tard dans la nuit de mercredi à jeudi, aux côtés du président du gouvernement, Philippe Gomes pour parvenir à un terrain d'entente. Le syndicat et la compagnie se sont notamment entendus sur le paiement des jours de grève, par le biais d'avances sur salaire.

 

Blocages levés aux abords de Nouméa

 

Le respect du service public pour le désenclavement des îles Loyauté ainsi que le respect des autorités coutumières kanakes, alors que Nidoish Naisseline est également grand chef sur l'île de Maré, figurent dans cet accord, selon Radio Nouvelle-Calédonie.

 

Jeudi matin, barrages et blocages avaient été levés et la circulation était fluide aux abords de Nouméa. Seules quelques perturbations demeuraient au niveau de la tribu de St Louis, à la périphérie de Nouméa.

 

Le licenciement d'une employée pour faute était à l'origine du conflit à Aircal, en cours depuis mars, et qui s'était embourbé dans des rivalités politico-coutumières. Un coup de force dans le cadre de ce conflit fin mai à l'aérodrome de Magenta a débouché sur la condamnation un mois plus tard à un an de prison du président de l'USTKE, Gérard Jodar, pour entrave à la circulation d'un aéronef.

 

Depuis plus d'une semaine, des affrontements violents opposaient chaque jour forces de l'ordre et militants de l'USTKE, qui avaient reçu le renfort de jeunes des cités périphériques de Nouméa.

Plus d'une trentaine de gendarmes ont été blessés, dont un mercredi par une balle de 7,5mm tiré par une carabine «de grande chasse».