Molex ferme son usine de Villemur

CONFLIT L'équipementier critique l'attitude de la police française après l'agression d'un dirigeant...

Avec agence

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La défense de l'usine de connecteurs automobiles Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), menacée de fermeture par son actionnaire américain, a suscité jeudi une mobilisation générale des 300 salariés, de la population et des élus.
La défense de l'usine de connecteurs automobiles Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), menacée de fermeture par son actionnaire américain, a suscité jeudi une mobilisation générale des 300 salariés, de la population et des élus. — Eric Cabanis AFP

L'équipementier automobile américain Molex a annoncé mercredi la fermeture de son usine française de Villemur-sur-Tarn. Un dur conflit social agite l'usine depuis le 7 juillet.

Avec cette fermeture, l'équipementier se laisse temps d'évaluer la sécurité de ses personnels locaux, et a vivement critiqué la passivité des forces de l'ordre françaises. Cette décision a été prise «pour garantir la sécurité des employés et des vigiles de l'usine après qu'un salarié et deux gardes eurent été blessés dans un incident violent sur le site», a indiqué le groupe dans un communiqué.

En grève depuis le 7 juillet, les salariés de Molex avaient été informés mardi de l'arrêt des discussions entre la direction et un hypothétique repreneur de l'usine, en Haute-Garonne, qui doit fermer fin octobre. Après l'annonce, un dirigeant américain du groupe avait été molesté et a déposé plainte pour «violences».

Critique de la police

Selon le cadre agressé, Eric Doesburg, cité dans le texte du groupe, «la police locale et nationale n'a pas répondu à des appels à l'aide répétés». Il a ajouté : «Nous sommes indignés à la fois par l'attitude des individus impliqués dans les violences et par l'absence de réponse de la police que nous avions appelée à l'aide».

Cité dans le même communiqué, le directeur général de Molex, Martin Slark, s'est dit également «très préoccupé par le total manque de soutien des autorités chargées du maintien de l'ordre». «Ceci n'est pas acceptable et nous sommes prêts à prendre toutes les mesures que nous jugeons nécessaires pour garantir à la fois la sécurité de nos employés et de notre usine», a-t-il souligné.

Molex a ajouté que Eric Doesburg s'était vu prescrire un arrêt maladie de sept jours à la suite de cet incident.