Violences en Nouvelle-Calédonie : 27 gendarmes blessés

SOCIAL Le conflit mené par le syndicat indépendantiste USTKE dure depuis une semaine...

PN (avec agence)

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Environ 200 adhérents de l'Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE, indépendantiste) manifestent le 28 juillet 2009 à Nouméa, lors de la visite de Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer.
Environ 200 adhérents de l'Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE, indépendantiste) manifestent le 28 juillet 2009 à Nouméa, lors de la visite de Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer. — CAROLINE IDOUX/AFP

Des affrontements opposant des adhérents du syndicat indépendantiste USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités) aux forces de l’ordre ont fait 27 blessés parmi les gendarmes, ce lundi. Entre 50 et 200 manifestants s’étaient rassemblés à Koné, dans la province du Nord, où les syndicalistes avaient dressé un barrage filtrant.

Aux grenades lacrymogènes des forces de l’ordre, les manifestants ont répondu par divers projectiles dont des billes d’acier. Un porte-parole de la gendarmerie a précisé qu’un gendarme a eu une jambe cassée et un autre un doigt cassé.

Une histoire d'adultère à l'origine du conflit

Le syndicat multiplie les blocages et les dégradations depuis une semaine dans la zone industrielle de Ducos à Nouméa depuis la condamnation à 12 mois de prison dont 3 fermes du président de l’USTKE, Gérard Jodar, emprisonné depuis mai pour entrave à la circulation d'un avion à l’aérodrome de Magenta.

A l’origine du conflit, une simple histoire d’adultère. Une employée d’Air Calédonie avait été licenciée en mars pour avoir révélé à sa mère que son père se trouvait à bord d’un avion en compagnie de sa maîtresse. Après plusieurs actions de l’USTKE, l’employée a finalement été reclassée mais le syndicat réclame également le paiement des jours de grève. Un accord a finalement été trouvé le 11 juin avec la direction du travail mais le président d’Air Calédonie, Nidoïsh Naisseline, refuse de le signer provoquant les violences de cette semaine.