La burqa: un phénomène marginal en France

SOCIETE C'est ce qui ressort d'une étude commandée par le gouvernement...

E.L. avec agence

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Une femme en burqa à Saint-Denis.
Une femme en burqa à Saint-Denis. — SIMON ISABELLE/SIPA

367 femmes porteraient le voile intégral en France selon une note de la sous-direction de l'information générale (SDIG). Malgré la précision du chiffre, il s’agit d’une «première approche rapide qui sera suivie d'une étude plus approfondie», précise-t-on au ministère de l’Intérieur. Elle a été transmise au gouvernement au début du mois de juillet, soit au moment où la mission parlementaire d'information initiée par André Gerin, le député PCF du Rhône, commençait ses travaux.

Un article du «Monde» daté de jeudi précise que: «Pour les policiers de la SDIG, le port du voile intégral s'apparente à une volonté de "provoquer la société, voire sa famille", à un militantisme affiché, issu du salafisme.»

26% de Françaises converties à la religion musulmane

Une autre étude du ministère de l’Intérieur, émanant cette fois de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), ne donne pas d’estimation mais évoque un phénomène marginal. Selon cette autre note, également publiée au début du mois de juillet, cela concerne surtout des jeunes femmes de moins de 30 ans vivant souvent en milieu urbain et volontaires – voire militantes – pour porter le voile intégral.

Selon les informations du «Monde», cette deuxième étude chiffre à «26 %» le nombre de femmes intégralement voilées qui sont des Françaises converties à la religion musulmane.

Représentants des musulmans hostiles à une loi

Le port du voile intégral est au centre des préoccupations politiques depuis qu’André Gerin a demandé, le 8 juin dernier, la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le port du voile intégral en France. De nombreuses personnalités politiques s’étaient interrogées sur la pertinence d’une proposition de loi sur le sujet.

Mais surtout, les représentants des musulmans se sont unanimement dits hostiles à une loi. Pour eux, le voile intégral est un phénomène ultra-marginal et la question doit se régler entre musulmans, plutôt par la pédagogie que par l'interdiction.

Un rapport fin janvier 2010

La mission d'information, qui a commencé ses travaux le 8 juillet, doit entendre une série de spécialistes ou de personnes concernées par la question du voile (ethnologues, maires, spécialistes des religions, associations, etc). Elle rendra son rapport fin janvier 2010.

Dès la première réunion de la mission parlementaire, André Gerin a précisé un point de vocabulaire, abandonnant burqa et niqab au profit du vocable plus neutre de «voile intégral».

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