«Sarkozy courait tout doucement, la tête basse, il était en eau, le maillot trempé»

TEMOIGNAGE Laurent Plagne, 43 ans, commercial, a croisé le Président dimanche en plein jogging dans le parc du château de Versailles, quelques minutes seulement avant son malaise.

Recueilli par Laure de Charette

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Nicolas Sarkozy de retour de jogging à l'Elysée, le 17 mai 2009.
Nicolas Sarkozy de retour de jogging à l'Elysée, le 17 mai 2009. — PATRICK KOVARIK / AFP

Il a été frappé de le voir aussi mal en point. Il raconte à 20minutes.fr

«Comme chaque dimanche, je pratique mon jogging autour du grand canal à Versailles. En apercevant une moto devant moi, j’ai compris que le Président devait être pas très loin, puis j’ai aperçu quatre personnes de la sécurité autour de lui, et un cycliste.

Je suis arrivé à sa hauteur, il était 12h15, nous étions à 300 mètres environ de la Lanterne. Il avait du faire déjà un tour du Grand Canal, soit 45 minutes de jogging. Il faisait environ 23 degrés mais comme une partie du parcours est à l’ombre sous les arbres, la chaleur était tout à fait supportable.

Il aurait dû s'arrêter

J’ai remarqué qu’il était particulièrement marqué, une foulée heurtée, un maillot trempé, le visage des mauvais jours, il était complètement carbonisé, je pense avoir été le dernier à le dépasser. Il était voûté, la tête basse, il avait une toute petite cadence. Il parlait avec ses officiers de sécurité.

Cinq minutes plus tard, il faisait un malaise. J’estime que vu son état cinq minutes auparavant, les personnes de la sécurité auraient dû lui proposer de s’arrêter... Lors de mon deuxième tour, j’ai assisté à la mise en place du périmètre de sécurité. Il était dans le Samu, qui a du arriver à peine un quart d’heure après son malaise. Ce qui était plutôt rassurant, c’est que l’hélicoptère, pourtant basé non loin de là, n’est arrivé qu’une heure après.»