Malaise vagal: «Nicolas Sarkozy ne peut plus se permettre de pousser ses limites»

REVUE DE PRESSE Les quotidiens régionaux reprochent au chef de l'Etat de trop en faire...

Avec agence

— 

Nicolas Sarkozy fait un jogging après avoir rencontré Barack Obama à la veille du sommet de l'Otan, le 3 avril 2009 à Strasbourg.
Nicolas Sarkozy fait un jogging après avoir rencontré Barack Obama à la veille du sommet de l'Otan, le 3 avril 2009 à Strasbourg. — V. KESSLER/REUTERS

L'«hyperactivité» de Nicolas Sarkozy n'est probablement pas étrangère au malaise que le Président a subi dimanche, relève lundi la presse quotidienne régionale (PQR), dont certains titres s'interrogent sur les implications politiques et institutionnelles de cet incident.

«Un syndrome qui lui va comme un gant»

Nicolas Sarkozy «paye vraisemblablement aujourd'hui» son «hyperactivité chronique», estime dans le «Midi Libre» Jean-Laurent Truc, un terme qui apparaît dans nombre d'éditoriaux.

Le malaise vagal, «lié à l'hyperactivité du nerf éponyme et à l'hyperactivité tout court», est «un syndrome qui lui va comme un gant», renchérit Jean-Louis Antoine dans l'«Est Républicain».

Si ce dernier se félicite qu'il s'agisse d'un «écart mineur», son confrère Patrice Chabanet du «Journal de la Haute-Marne» estime que «le président de la République devra lever le pied».

«Nicolas Sarkozy ne peut plus se permettre de pousser ses limites, et de s'exposer à un nouvel accident médical. Le risque serait alors politique», avertit-il.

Malaise politique

Justement, si le «Midi Libre» prescrit simplement «des vacances» au Président, certains journaux estiment que l'incident soulève déjà des questions d'ordre politique.

Pour Jean-Claude Kiefer des «Dernières Nouvelles d'Alsace», «toute vacance passagère du pouvoir, même hypothétique, (...) mérite une réponse allant au-delà de ce que prévoit une Constitution non rédigée pour la concentration (de fait) des pouvoirs aux mains du Président». Par conséquent, «le footing du dimanche 26 juillet dans le parc de Versailles ne devrait pas rester sans conséquences», souhaite-t-il.

Plusieurs titres comparent enfin l'opacité qui avait entouré les maladies des prédécesseurs de Nicolas Sarkozy avec une tendance à plus de transparence chez le président actuel.

Seul Dominique Garraud de la «Charente Libre» se demande s'il s'agit du premier incident de santé de Nicolas Sarkozy. «Personne ne peut l'affirmer tant la transparence sur l'état de santé d'un président de la République reste taboue», regrette-t-il.