Universités: Valérie Pécresse annonce 16 millions d'euros pour le numérique

TECHNOLOGIE Face au retard des universités françaises en la matière, la ministre annonce une intensification du recours au numérique...

(Avec agence)

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Le projet gouvernemental modifiant le statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé dans la nuit de mardi à mercredi, après discussions entre Valérie Pécresse et plusieurs syndicats, mais le Snesup-FSU reste opposé au texte, a-t-on appris de sources concordantes.
Le projet gouvernemental modifiant le statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé dans la nuit de mardi à mercredi, après discussions entre Valérie Pécresse et plusieurs syndicats, mais le Snesup-FSU reste opposé au texte, a-t-on appris de sources concordantes. — Boris Horvat AFP

Elle annonce un «bond en avant». La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a annoncé ce lundi matin, sur France Info, que 16 millions d'euros du plan de relance seraient consacrés au développement du numérique dans les universités. Une annonce qui intervient un an et demi après la remise du premier rapport sur l'intégration du numérique à l'université.

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«La progression de l'espace numérique de travail» est l'un des objectifs de ce projet, a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. La mise en place du «wifi dans toutes les universités (réseaux sans fils, ndlr), des podcasts c'est-à-dire de cours filmés passant de 2% à 10%», sont les objectifs affichés par la ministre.
 
Rattraper le niveau des universités étrangères
 
Podcast des cours d'amphi, vote électronique pour les élections étudiantes, lutte contre le plagiat, programmes de recherche sur les jeux vidéo pédagogiques, développement des équipements: les universités doivent passer à l'heure du numérique, selon le rapport rendu par Henri Isaac, maître de conférence en sciences de gestion à Paris IX-Dauphine. Le document dressait un constat sévère sur le retard des universités françaises en la matière.
 
L'objectif global d'une intensification du recours au numérique, préconisé dans le rapport, était double. Tout d'abord «améliorer la qualité de service aux étudiants pour faciliter leur réussite dans le parcours universitaire». Mais aussi «mettre l'université française au niveau des meilleures universités étrangères».
 
Les frais d'inscription font débat
 
Répondant sur le dossier sensible des frais d'inscription universitaire, la ministre a par ailleurs assuré «être très vigilante depuis deux ans et vérifier que les universités n'imposent pas des frais supplémentaires» à ceux fixés par décret. Dans sa dernière étude annuelle, l'Unef, premier syndicat des étudiants, a affirmé que 29 universités, dont Grenoble 2, Chambéry et Aix-Marseille 3 en tête, gonflaient illégalement les droits d'inscriptions moyennant une série de frais supplémentaires auxquels les étudiants sont astreints. Accusation que certaines universités ont contestées.
 
Alors que l'Unef avait menacé de déposer des recours contre les universités concernées auprès des tribunaux administratifs, Valérie Pécresse a affirmé qu'elle étudierait la liste des établissements fournis par le syndicat au cas par cas et saisirait le recteur si nécessaire.

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