Martin Hirsch inquiet pour l'avenir de ses propositions sur la jeunesse

POLITIQUE Il trouve l'exécutif bien silencieux après la remise du Livre vert...

Avec agence

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L'indépendance financière des jeunes, étudiants, apprentis ou salariés débutants, sera au coeur des débats de la commission de concertation que réunit mardi le Haut-commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch.
L'indépendance financière des jeunes, étudiants, apprentis ou salariés débutants, sera au coeur des débats de la commission de concertation que réunit mardi le Haut-commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch. — Gerard Cerles AFP/Archives

Martin Hirsch est méfiant. Le Haut Commissaire à la Jeunesse n’a pas eu de retour de l’exécutif depuis la remise du Livre vert sur la jeunesse, qui contient plusieurs propositions pour refonder la politique en faveur des 16-25.

«Je me méfie du silence. Je serai plus serein quand le président de la République et le Premier ministre salueront l'attitude des partenaires sociaux et des associations qui ont réussi à converger vers des propositions communes», affirme-t-il dans dans un entretien publié samedi dans le «Journal du Dimanche».

«Je ne suis pas là pour regarder les choses ne pas se faire»

«Je ne fais jamais de chantage à la démission, ni par voie de presse, ni en privé (...) mais je ne suis pas là pour regarder les choses ne pas se faire», prévient-il.

«On me laisse entendre que le président ne serait plus favorable au principe d'une dotation (pour aider les jeunes, ndlr) comme levier de l'autonomie alors qu'il y a deux mois lors d'une réunion de travail, il me semblait qu'il l'encourageait», ajoute-t-il.

Martin Hirsch déplore également le rejet d'un amendement à la loi sur la formation professionnelle, proposant d'interdire les stages hors d'un cursus de formation, conformément à une proposition de la commission jeunesse. «Ce n'est pas très respectueux des partenaires sociaux qui ont pris des risques», lance-t-il, en référence au Medef.