Juppé et Rocard veulent installer leur commission sur l'emprunt avant fin juillet

POLITIQUE Les modalités sur le grand emprunt sont encore à définir...

B.T.

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Alain Juppé (à g.) et Michel Rocard.
Alain Juppé (à g.) et Michel Rocard. —

Le duo est sur la même symphonie. Les anciens Premiers ministres Michel Rocard et Alain Juppé, chargés de proposer des pistes pour les priorités du futur emprunt national, entendent mettre sur pied leur commission «avant la fin du mois de juillet».

«Notre commission va devoir travailler vite», a déclaré Alain Juppé, en ajoutant qu'elle devra «mettre les bouchées doubles» pour rendre son rapport le 1er novembre, comme demandé par le président Nicolas Sarkozy. «Pour couper court à certaines rumeurs qui circulent ici ou là, le projet est toujours bien de faire un grand emprunt. La question qui nous est posée n'est pas de savoir comment. Il appartiendra aux spécialistes de le déterminer: appel à l'épargne publique ou recours aux marchés financiers», a affirmé le maire de Bordeaux.

«Deux écoles de pensées différentes qui peuvent être complémentaires»

Faire appel à l'argent des Français coûterait bien plus cher à l'Etat qu‚un emprunt auprès des marchés financiers, puisque le gouvernement devra proposer des conditions avantageuses, au moins supérieurs au taux du livret A (1,75%), pour attirer des épargnants. Le Premier ministre François Fillon, qui a reçu ses deux anciens prédécesseurs mercredi, a préconisé un emprunt mixte, à l'instar de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

«La question qui nous est posée, c'est de savoir ce qu'on met dedans, quels sont les secteurs qu'on peut identifier où un investissement supplémentaire de la puissance publique pourrait être utile», ont expliqué les deux hommes, à l'issue d'un entretien avec François Fillon. Pour trouver «des projets efficients», Michel Rocard a estimé qu'il incarnait avec Alain Juppé «deux écoles de pensée différentes» et «qui peuvent être complémentaires».