Les deux agents français enlevés en Somalie n'avaient pas le statut de journalistes

MOGADISCIO Le ministère des Affaires étrangères l'assure...

Avec agence

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Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans Frontières, dans son bureau, le 23 octobre 2008.
Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans Frontières, dans son bureau, le 23 octobre 2008. — WITT/SIPA

Ils ne se seraient pas faits passer pour des journalistes. Les deux «conseillers» français enlevés mardi en Somalie n'avaient pas ce statut, a affirmé ce mercredi le ministère français des Affaires étrangères, assurant n'avoir aucun élément permettant de dire qu'ils se sont prévalus de cette profession.

«Etant en mission officielle, leur statut était également officiel et n'était pas celui de journalistes», a déclaré le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Frédéric Desagneaux, en réponse à une question sur les critiques d'organisations de journalistes.

«Être journaliste n'est pas une couverture»

Dans un communiqué publié mardi soir, l'organisation Reporters sans Frontières s'était dite «choquée» par l'attitude des deux «conseillers», des informations rapportant qu'ils s'étaient faits passer pour des journalistes.

«Être journaliste n'est pas une couverture. C’est un métier», rappelait l’organisation de défense des journalistes. «Nous sommes choqués par cette manière de faire. Ces deux conseillers, dont nous souhaitons bien sûr la libération rapide, étaient en mission officielle et n'avaient pas à recourir à ce procédé pour se couvrir». RSF estimait en outre que cette «attitude met les journalistes en danger dans une région où ils le sont déjà».