L'Elysée récuse les accusations de Julien Dray

JUSTICE Le député de l'Essonne accuse Nicolas Sarkozy d'être à l'origine de ses déboires avec la justice...

Avec agence

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Depuis la révélation de l'affaire de la Société Générale, de nombreuses voix politiques s'élèvent, surtout dans la majorité, pour réclamer la "tête" des dirigeants de la banque, illustrant le retour de la tentation de l'intervention de l'Etat dans l'économie privée.
Depuis la révélation de l'affaire de la Société Générale, de nombreuses voix politiques s'élèvent, surtout dans la majorité, pour réclamer la "tête" des dirigeants de la banque, illustrant le retour de la tentation de l'intervention de l'Etat dans l'économie privée. — Stephane de Sakutin AFP/Archives

L’Elysée répond à Julien Dray. Le conseiller spécial de la présidence, Henri Guaino, a réfuté lundi matin toute intervention de Nicolas Sarkozy dans l'enquête concernant Julien Dray, comme le député PS de l'Essonne le suggère, affirmant qu'«on n'imagine pas le président de la République se mêler de ce genre d'affaire».

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«J'ai beaucoup d'affection pour Julien Dray, le président de la République le connaît depuis très longtemps, mais franchement je n'imagine pas un instant le président de la République se pencher sur ce genre de dossier», a déclaré Henri Guaino au micro de RTL.

«Pour l'instant, il [Julien Dray] n'a apporté aucune preuve», a souligné le conseiller de l'Elysée pour qui «c'est sans doute une stratégie de défense» de la part du député de l'Essonne. «Essayer de passer du plan judiciaire au plan politique, c'est ce que font la plupart des hommes politiques qui ont des problèmes avec la justice», a-t-il dit.

Stratégie de défense

«Julien Dray fait valoir ses moyens de défense, il a raison, c'est une situation normale. De là à accuser le gouvernement de le pourchasser c'est peut-être exagérer aussi son importance», a pour sa part déclaré le ministre de la Relance Patrick Devedjian, sur i-Télé. «En clair il dit “je suis totalement innocent et c'est le pouvoir qui me pourchasse”. En réalité il a été poursuivi par Tracfin [cellule anti-blanchiment de Bercy, ndlr] à juste raison ou à tort je ne le sais pas», a-t-il ajouté.

Julien Dray, au centre d'une enquête sur des mouvements de fonds suspects, a évoqué dans une interview au Journal du Dimanche une «intervention politique venant de Bercy et peut-être de plus haut» dans cette affaire.