«Lycéen bloqueur»: partisans et détracteurs s'affrontent sur Facebook

EDUCATION Alors que Tristan, 17 ans, attend d'être fixé sur son sort, ceux qui le soutiennent ou le critiquent ont trouvé la plateforme parfaite pour s'affronter...

E.L.

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Manifestation de lycéens à Paris, le 15 janvier 2009.
Manifestation de lycéens à Paris, le 15 janvier 2009. — SIPA

En quelques jours, Tristan Sedaghi a vu sa popularité – et son impopularité – grimper en flèche. Agé de 17 ans, cet élève de 1ère ES au lycée Maurice Ravel, à Paris (20e arrondissement), s’est vu refusé son inscription en Terminale pour avoir bloqué son établissement.

Depuis sa convocation devant le conseil de discipline et la médiatisation de son affaire, le lycéen est devenu un objet de querelles sur Facebook. Il y a d’abord ceux qui le soutiennent. Suite à la création du comité de soutien à Tristan, un groupe «Pour que Tristan ne reste pas bloqué hors de son lycée!» a été créé sur Facebook et rassemble un peu plus de 200 membres.

Soutenant le proviseur, l’association «Réformons nos lycées» (RNL) a, à son tour, créé un groupe à l'initiative de l'UNI. «Pour que Tristan le ‘bloqueur de lycées’ reste bloqué hors de son lycée!» compte près de 315 membres et affiche son soutien au proviseur. Joint par 20minutes.fr, Tristan Maupoil, porte-parole de RNL, explique: «Personne ne paraissait soutenir le proviseur. Or nous trouvions que ce genre de décision n’est pas assez courante». D’où l’idée de cette «contre-manifestation virtuelle». 

Combats virtuels sur Facebook

Et sur le «mur» du groupe, un véritable combat virtuel s’est engagé. Entre ceux qui traitent les créateurs du groupe de «sacré bande d’imbéciles» et ceux qui les accusent de «pur égoïsme», il y a ceux qui – plus modérés – s’interrogent : «Peut-être est-ce un peu excessif non?».

De son côté, Tristan Sedaghi préfère ne pas évoquer sa soudaine célébrité. Il attend actuellement d’être fixé sur son sort. Ce vendredi, il avait rendez-vous au rectorat, où il a appris que sa situation ne serait certainement pas régularisée avant mercredi prochain. «En attendant, explique-t-il, on va essayer de calmer le jeu et de ne pas organiser de rassemblement. Mais si le proviseur refuse de nous recevoir et que nous avons attendu pour rien, on repartira de plus bel et nous n’hésiterons pas à aller au Tribunal administratif s’il le faut». Ce qui laisse présager de beaux combats virtuels.