Morano veut assouplir l'accouchement sous X

FAMILLE La ministre de la Famille est favorable à ce que la mère laisse une trace...

EL avec agence

— 

 
  — IDE

«Un adulte ne peut construire sa vie sans connaître ses origines». C’est partant de ce constat que la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, dit réfléchir à l’idée d’un «accouchement protégé» qui permettrait d’assouplir les règles de l’accouchement sous X.

Dans une interview accordée au «Figaro», elle explique: «il faut réfléchir à l'idée d'un +accouchement protégé+ dans la discrétion. La mère devrait laisser son identité et l'enfant pourrait y accéder à sa majorité s'il le souhaite».

Au lendemain de la décision de la Cour de cassation selon laquelle les grands-parents d’un enfant né sous X ne peuvent en demander la garde, la secrétaire d’Etat à la Famille estime que «la Cour de cassation a dit le droit». Elle se dit personnellement «favorable à un droit de savoir», l'accouchement sous X posant «la question de la connaissance de ses racines». C’est aussi pour cette raison qu’elle juge que les mères qui décident d’accoucher sous X devraient laisser leurs données médicales. «Car, explique-t-elle, un enfant atteint d’une maladie génétique ou ayant besoin d’une greffe (…) doit pouvoir y accéder».

Selon la loi de 1941, les femmes peuvent accoucher dans le secret, ne laissant aucune trace à l'enfant qui se voit alors attribué un numéro par les services sociaux et est privé d'identité.