Chèque vert: Eric Woerth n'est pas d'accord avec Jean-Louis Borloo

ECOLOGIE Pour le ministre du Budget l'Etat fait des chèques depuis trop longtemps...

(Avec agence)

— 

La gigantesque affaire de fraude fiscale via le Liechtenstein s'est enrichie d'un nouvel épisode mardi, avec la transmission à la justice française d'une dénonciation susceptible d'impliquer les groupes Michelin, Adidas et une entité de l'ex-Elf, aujourd'hui propriété de Total.
La gigantesque affaire de fraude fiscale via le Liechtenstein s'est enrichie d'un nouvel épisode mardi, avec la transmission à la justice française d'une dénonciation susceptible d'impliquer les groupes Michelin, Adidas et une entité de l'ex-Elf, aujourd'hui propriété de Total. — Martin Bureau AFP/Archives

Le ministre du Budget Eric Woerth s'oppose à la suggestion de son collègue Jean-Louis Borloo d'un «chèque vert» aux ménages pour redistribuer la manne de la future taxe carbone, dans un entretien publié mardi dans «Le Figaro Economie», sans exclure pour autant une autre forme de compensation.

«Pour ma part, je ne suis pas favorable à la distribution de nouveaux chèques, verts ou pas: voilà 30 ans que l'Etat fait des chèques», déclare-t-il en réponse aux propos du ministre de l'Ecologie. «Faut-il redistribuer le produit (de la taxe carbone)? C'est une autre question», souligne-t-il cependant, précisant que «rien n'est encore arbitré».

Le parc automobile dans la ligne de mire

Par ailleurs, le ministre du Budget déclare «réfléchi(r) à la possibilité d'une baisse forfaitaire des crédits de fonctionnement de tous les ministères», qui décideraient ensuite «quelles dépenses ils veulent couper». Cette réduction budgétaire pourrait intervenir «dès 2010». Concrètement, les restrictions s'appliqueront notamment aux voitures et logements de fonction. «Nous allons nous attaquer au parc automobile», assure le ministre du budget. «Nous allons imposer de vendre toutes les voitures de plus de sept ans et de n'en remplacer que deux sur trois».

«Par ailleurs, nous allons prendre des mesures sur les logements de fonction. Il y en a aujourd'hui 20.000, hors gendarmerie. C'est trop», estime le ministre. «Nous allons en vendre. Nous demanderons un loyer de marché aux occupants, pour les autres, au fur et à mesure de leur changement de titulaire». Concernant les organismes parapublics, «nous allons continuer à en supprimer», ajoute-t-il. Enfin, sur les niches fiscales, le ministre propose de «réexaminer dès 2010 le taux ou le plafond de toutes les niches».