le travail dominical se met en quatre

Bastien Bonnefous (avec AFP)

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Nicolas Sarkozy souhaite régler  la question du dimanche « avant l'été ».
Nicolas Sarkozy souhaite régler la question du dimanche « avant l'été ». — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

Il aura fallu passer par quatre chemins. L'Assemblée nationale va examiner à partir de demain la quatrième version du texte sur le travail du dimanche qui fait toujours polémique. Après l'échec des trois premières tentatives, le gouvernement entend présenter une mouture plus restrictive. Est légalisée la question des grands espaces commerciaux dans les régions frontalières, comme à Lille, et les agglomérations de plus d'un million d'habitants, comme Paris et Marseille. La loi y imposerait des contreparties pour les salariés (volontariat, salaire doublé, repos, etc.).

En revanche, le second volet du texte, qui vise les zones « touristiques et thermales », est déjà sujet à caution. Elles pourraient être classées à la demande du maire et la dérogation serait accordée de manière permanente, même hors saison. Aucune contrepartie salariale n'est prévue. Pour l'opposition, c'est un recul du droit du travail qui s'opérerait dans « près de 6 000 » communes. Faux, répond le gouvernement, qui ne recense que 500 agglomérations. Le débat, qui avait divisé jusque dans la majorité, devrait être vif, alors que Nicolas Sarkozy veut régler la question « avant l'été ». Le Président a même imaginé que « tout Paris » devienne zone touristique. Bertrand Delanoë, le maire de la capitale, s'y est « fermement » opposé. W