Les paradis fiscaux encore loin du compte

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Peut beaucoup mieux faire. En déplacement à Aix-en-Provence, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a indiqué hier à l'AFP que si la lutte contre les paradis fiscaux avance, il reste des « stigmates » liés au manque de coopération. Certains pays « font l'autruche en se disant que le temps passant, l'urgence diminuant, ils ne seront peut-être pas requis » d'agir, a-t-elle regretté. Pour être retiré de la « liste grise » établie par l'Organisation de coopération et de développement économique, un pays doit signer douze accords d'échange d'informations fiscales. Autre danger, selon la ministre : qu'un Etat signe l'accord, mais dise « à ses clients : "Ne vous inquiétez pas, dans la pratique, ça se passera autrement." » Ces déclarations interviennent alors que des associations de la plate-forme Paradis fiscaux et judiciaires, qui lutte contre la corruption, ont profité du départ du Tour, samedi à Monaco, pour communiquer. Prochaines étapes : l'Andorre et la Suisse, où doit également passer la course cycliste. W