L'État pourrait en finir avec le secret

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Le gouvernement va-t-il jouer la transparence, au risque de voir certaines vérités éclater ? Les juges antiterroristes, chargés de l'enquête sur l'attentat qui a coûté la vie à onze ingénieurs français à Karachi en 2002, ont demandé ce week-end au ministre de la Défense, Hervé Morin, de lever le secret-défense sur « l'ensemble des documents » qui pourraient les aider. Le ministre devra prendre sa décision après avis d'une commission consultative. Le 26 juin, sur France Info, il s'était engagé à « déclassifier ce que la commission proposera de déclassifier ».

De son côté, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a déclaré hier qu'elle ne voit « aucun inconvénient » à fournir aux enquêteurs les informations demandées « parce que nous devons [la vérité] aux victimes ».

Récemment, les magistrats ont étudié l'hypothèse d'un règlement de comptes entre le Pakistan et la France en marge du contrat de vente de trois sous-marins à la République islamique en 1994. W