Procès Villiers-le-Bel: douze mois à trois ans de prison requis

JUSTICE Dix prévenus comparaissent devant le tribunal de correctionnel de Pontoise pour le caillassage de policiers en 2007...

Avec agence

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Une opération de police de grande ampleur, mobilisant près d'un millier de membres des forces de l'ordre, a débuté lundi à 6H00 à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) afin d'interpeller les auteurs de violences contre des policiers survenues fin novembre dans cette ville.
Une opération de police de grande ampleur, mobilisant près d'un millier de membres des forces de l'ordre, a débuté lundi à 6H00 à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) afin d'interpeller les auteurs de violences contre des policiers survenues fin novembre dans cette ville. — Joël Saget AFP/Archives

Des peines allant de 12 mois de prison avec du sursis à trois ans de prison ferme ont été requises ce vendredi à l'encontre des dix prévenus qui comparaissent devant le tribunal de correctionnel de Pontoise pour le caillassage de policiers à Villiers-le-Bel en 2007. Le jugement a été mis en délibéré au 17 juillet.

Il s'agissait du premier procès consacré aux violences ayant éclaté à Villiers-le-Bel les 25 et 26 novembre 2007, après la mort de deux adolescents dans la collision de leur mini-moto avec une voiture de police.

Un autre procès aux assises fin 2009

Lors de ces violences, une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu et jets de projectiles, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits.

L'enquête principale, qui concerne les tirs par arme à feu contre les forces de l'ordre, donnera lieu à un autre procès, aux assises fin 2009

Jusqu'à sept ans de prison

Les peines les plus fortes requises par le procureur Emmanuel Gerard concernent les prévenus en récidive légale. Il a ainsi demandé trois ans de prison et un mandat de dépôt contre Wilfried Fie, Terki Bouchiba et Mathieu Bozor qui seraient en état de récidive s'ils devaient être condamnés.

A contrario, les peines les plus «légères» ont été requises à l'encontre des prévenus sans casier judiciaire ou ayant reconnu, en partie, les faits qui leur sont reprochés. Douze mois de prison assortis «d'un large sursis» ont ainsi été requis contre le seul prévenu au casier vierge, Kevin Acar. Les prévenus encourent jusqu'à sept ans d'emprisonnement.