Garde d'Elise: le juge veut une médiation entre les parents

FAMILLE Il ne statuera sur leurs demandes qu'en cas de désaccord persistant...

avec agence

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La petite Elise et son père. La mère de l'enfant l'avait kidnappée en mars dernier.
La petite Elise et son père. La mère de l'enfant l'avait kidnappée en mars dernier. — TSCHAEN / SIPA

Le juge des affaires familiales de Tarascon a ordonné ce vendredi une médiation entres les parents de la fillette franco-russe Elise avant de statuer sur leurs demandes respectives, notamment une garde conjointe.

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En cas de désaccord persistant, le juge statuera, dans un délai qui n'a pas été fixé.

«Le juge a sifflé la fin de la récréation»

«Le juge a sifflé la fin de la récréation. Cette décision a réussi le pari de protéger Elise et les droits des parents», a estimé Victor Gioia, avocat de Jean-Michel André, le père d'Elise. «C'est une excellente décision. Pour Jean-Michel André, c'est un immense soulagement, il va pouvoir continuer sa vie avec sa fille», a-t-il ajouté.

A l'annonce de la décision, les deux parents ont eu une réaction forte mais différente: «Jean-Michel André a poussé un soupir de soulagement, Irina était effondrée. Pour elle c'est un échec total, mais les deux parents doivent se concentrer sur l'intérêt de l'enfant», selon Victor Gioia.

L'avocate de la mère d'Elise, Catherine Dejean regrette elle le manque d'avancée et se dit déçue.

Les parents, en instance de divorce, se disputent la garde de l'enfant depuis des mois. La mère d'Elise, Irina Belenkaïa, avait demandé au juge le 12 juin la mise en place d'une «garde alternée 50-50» de sa fille. Une proposition que le père, Jean-Michel André, refuse.