Les douleurs se passeront du Di-Antalvic

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Il faudra revenir à la bonne aspirine des familles. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a recommandé hier de ne plus prescrire de médicaments contenant du dextropropoxyphène (DXP), tels que le Di-Antalvic. Ils devraient être retirés du marché d'ici à un an. Associé au paracétamol, le DXP est un antidouleur prescrit en cas d'inefficacité des autres analgésiques, tels que l'aspirine ou le paracétamol. L'Afssaps suit ainsi l'avis émis par l'Agence européenne d'évaluation des médicaments, qui a estimé que les risques, dont celui de surdose mortelle, étaient plus élevés que les bienfaits de la molécule. Pour Claude Bronner, coprésident du syndicat Union généraliste, ce médicament, dérivé des opiacés, est « une saloperie, qui ne mérite pas de rester dans la pharmacopée ». Il décrit de nombreux effets secondaires, tels des « malaises ou effets psychiques ». « On avait pris l'habitude de prescrire ce produit dès qu'il y a des douleurs. Il a trop été banalisé. » W