L'économie continue à plonger

OUTRE-MER Les exportations ont chuté de 42% sur un an...

L. de C.

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Un double tsunami. Après le mouvement social de janvier dernier et la crise économique mondiale, les indicateurs sont au rouge. Selon les derniers chiffres de l'Iedom, un organisme financier régional, les exportations ont chuté de 42 % sur un an en Guadeloupe (sauf celles de bananes, en forte hausse). La consommation de ciment, bon indicateur de l'activité du BTP, a régressé de 28 %. Les immatriculations de voitures, utilitaires compris, de 31 %. Les touristes se font rares : à la fin mars, le taux d'occupation des hôtels avait diminué d'un tiers en un an. En Martinique, 69 entreprises ont été placées en redressement judiciaire depuis janvier (+ 44 % sur un an). Le chômage est à la hausse (+ 8,4 %) et le nombre de Carte bleue confisquées a grimpé de 17 % par rapport à mars 2008.

Pourtant, l'Etat a tenté d'atténuer les conséquences des crises. La loi de mai 2009 pour le développement économique outre-mer prévoit la création de zones franches. Le plan Corail, lancé en mars dernier, permet aux PME et TPE les plus fragilisées de reporter le paiement de leurs dettes fiscales, de disposer de prêts à taux zéro et de bénéficier de règles assouplies sur le chômage partiel. En outre, dix mille séjours aux Antilles à partir de 489 euros ont été mis en vente sur le Web. Suffisant ? Visiblement pas.