Les tarifs du gaz ne baisseront pas au 1er juillet

CONSOMMATION Malgré la baisse des prix du pétrole...

Avec agence

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Le prix du gaz devrait baisser à compter du 1er avril mais cette baisse, qui devrait être comprise entre 7 et 10%, est jugée insuffisante et surtout trop tardive par les associations de consommateurs.
Le prix du gaz devrait baisser à compter du 1er avril mais cette baisse, qui devrait être comprise entre 7 et 10%, est jugée insuffisante et surtout trop tardive par les associations de consommateurs. — Eric Piermont AFP

Bercy a partiellement confirmé ce dimanche une information du «Journal du Dimanche» qui affirme que les tarifs réglementés du gaz naturel resteront inchangés au 1er juillet, malgré la baisse des prix du pétrole que le gouvernement aurait pu répercuter sur ceux du gaz.

Interrogé par l'AFP, l'entourage de la ministre de l'Economie Christine Lagarde a précisé qu'«aucune décision n'a été prise» et que pour l'instant il n'y a «aucun calendrier d'une éventuelle évolution tarifaire» du gaz au 1er juillet et qu’«il est très probable» qu’il n’y en aura pas.

Une baisse de 11,3% en avril

Ces tarifs réglementés du gaz naturel, qui concernent 93% des consommateurs français, sont fixés par le gouvernement après avis de la Commission de régulation de l'énergie.

Ils sont calculés selon une formule prenant en compte les prix du pétrole, le cours du dollar ainsi que les coûts d'acheminement, de stockage et de commercialisation.

Or les cours du pétrole ont fortement baissé depuis le mois d'octobre. Une première baisse des tarifs du gaz, de 11,3%, a eu lieu le 1er avril. Cette baisse avait été jugée insuffisante et trop tardive par les associations de consommateurs, alors que certaines plaidaient pour une baisse de 20% dès janvier.

GDF a réclamé un gel des tarifs à l’Etat

GDF Suez affirmait au contraire qu'il vendait déjà son gaz à un prix inférieur à ses coûts d'approvisionnement.

Selon le «JDD», le groupe «a préconisé un gel» des tarifs réglementés auprès de l'Etat, en plaidant que «la remontée du pétrole, entamée ces dernières semaines, se poursuivra cet été».

Les tarifs réglementés du gaz pour les particuliers avaient augmenté de 15,2% en 2008.