Perpignan retourne aux urnes

ELECTION Suite de la fraude à la chaussette...

Avec agence

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L'ancien maire UMP de Perpignan Jean-Paul Alduy, dont l'élection aux municipales de 2008 a été annulée fin avril pour fraude par le Conseil d'Etat, dépose son bulletin de vote dans l'urne, le 21 juin 2009 à Perpignan, lors du premier tour de l'élection municipale.
L'ancien maire UMP de Perpignan Jean-Paul Alduy, dont l'élection aux municipales de 2008 a été annulée fin avril pour fraude par le Conseil d'Etat, dépose son bulletin de vote dans l'urne, le 21 juin 2009 à Perpignan, lors du premier tour de l'élection municipale. — AFP/RAYMOND ROIG

Les Perpignanais, dont les deux principaux prétendants au fauteuil de maire, ont commencé à voter dimanche matin pour élire leur nouveau conseil municipal, après l'annulation par le Conseil d'Etat du scrutin de mars 2008 entaché par la fraude dite "à la chaussette".

Sept listes, dont l'une est conduite par le maire déchu de Perpignan Jean-Paul Alduy (UMP), sont en lice pour ce premier tour. Le sénateur, 67 ans, a voté en milieu de matinée, comme sa principale opposante, Jacqueline Amiel-Donat (PS, PCF, MRC).

Jean-Paul Alduy avait succédé en 1993 à son père Paul Alduy à la mairie. Le Conseil d'Etat a annulé l'élection de mars 2008 en raison de fraudes. Lors du dépouillement du second tour, notamment, le président d'un bureau, frère d'un colistier de M. Alduy, avait été trouvé en possession de bulletins et d'enveloppes dissimulés dans ses poches et ses chaussettes.

Perpignan compte environ 117.000 habitants.