Ain: Sept personnes se tuent dans le crash de leur hélicoptère

FAIT DIVERS Un baptême de l'air a viré au drame...

Avec agence

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Les débris de l'hélicoptère photographiés après le crash dans l'Ain, le dimanche 21 juin 2009
Les débris de l'hélicoptère photographiés après le crash dans l'Ain, le dimanche 21 juin 2009 — B.ANSELLEM/20 MINUTES

Sept occupants d'un hélicoptère privé ont été tués samedi en début de soirée dans le crash de leur appareil sur le mont Cordon, sur la commune de Brégnier-Cordon, dans l'Ain.

Selon les premiers éléments founis par les pompiers, l'accident s'est produit vers 19h quand l'hélicoptère de la compagnie aérienne Azur Helicoptere, qui effectuait un baptême de l'air en provenance du parc d'attraction «Walibi» en Isère, s'est écrasé pour une raison inconnue dans une zone escarpée.

Des conditions normales

Les passagers, trois hommes et trois femmes, âgés de 19 à 37 ans, étaient employés au parc de Walibi et avaient profité de la journée de samedi pour faire ce vol. Le plus âgé d'entre eux, père d'un enfant, était le directeur-adjoint du parc de loisirs.

Les conditions météorologiques étaient «bonnes» au moment du crash, a assuré le sous-préfet de l'Ain à Belley, Didier Doré. Il y avait une «très bonne visibilité» et les conditions de vent étaient normales, a déclaré dimanche à l'AFP Michel de Rohozinski, le gérant de la société Azur Helicoptere dont les bureaux se trouvent à l'aéroport de Lyon-Bron.

«Le pilote n'était pas fatigué quand l'accident est survenu et l'appareil dans lequel il volait, un Ecureuil, était révisé et en vol de croisière complètement standard», a assuré le responsable qui s'est rendu en hélicoptère sur les lieux une demi-heure après le drame.

Incertitude

«C'est le plus grave accident de ce type depuis dix ans», a indiqué dimanche matin lors d'un point-presse à Brégnier-Cordon le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, avant de rendre visite aux familles des sept victimes (le pilote et les six passagers) et aux secouristes. «En France, rares sont les accidents d'hélicoptère, d'autant plus quand, comme ici, il s'agit de transport de civils», a-t-il ajouté soulignant la difficulté «d'émettre une hypothèse» sur les causes.

Alors que, dimanche, le parc d'attractions est fermé en signe de deuil, deux enquêtes ont été ouvertes, l'une confiée au parquet de Belley (Ain), l'autre au Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui devra notamment vérifier si l'appareil était équipée d'une boîte noire.