Découverte d’une cache d'armes de l'ETA dans le Lot et Garonne

Avec agence

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L'ETA s'est dite prête samedi soir à franchir de "nouveaux pas" pour la résolution du conflit basque, mais a déçu les espoirs d'un renoncement à la violence, dont l'annonce était pourtant jugée "imminente" cette semaine par certains médias espagnols.
L'ETA s'est dite prête samedi soir à franchir de "nouveaux pas" pour la résolution du conflit basque, mais a déçu les espoirs d'un renoncement à la violence, dont l'annonce était pourtant jugée "imminente" cette semaine par certains médias espagnols. — Rafa Rivas AFP
C'est à partir d'un renseignement des services de renseignements français que les policiers ont découvert dans un petit village, dont le nom n'a pas été précisé, 12 armes de poing, un pistolet-mitrailleur et quelques kilos d'explosifs dont la nature reste à déterminer (TNT ou pentrite). Cette cache d'armes et d'explosifs est susceptible d'appartenir à l'organisation séparatiste basque ETA. Elle a été découverte samedi dans le Lot-et-Garonne.

Un arsenal conséquent

Selon l'agence de presse basque espagnole Vasco Press, qui cite des sources de la lutte antiterroriste, la cache contenait plus précisément environ 60 litres de nitrométhane, du carburant pour l'aéromodélisme et jusqu'à 180 kilos d'autres composants explosifs comme de la poudre d'aluminium, du nitrate d'ammonium et d'autres composants pour la fabrication de bombes. L'enquête a été confiée à la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire.

«Il s'agit d'une cache importante», a déclaré lundi le ministre espagnol de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba, en marge d'une visite à Las Palmas de Gran Canaria, sur l'archipel espagnol des Canaries qui évoque «un coup important contre l'organisation terroriste» ETA, considérée comme responsable de 825 morts en 41 ans de violences pour l'indépendance du Pays Basque (nord). L'ETA «a passé un mauvais week-end», a affirmé Rubalcaba, faisant allusion à cette découverte et à l'arrestation samedi de quatre «collaborateurs présumés» de l'organisation clandestine et de trois prisonniers du groupe armé, soupçonnés de vouloir faire évader des détenus étarras de la prison de Huelva (sud).

Une petite cache d'armes de l'ETA avait déjà été découverte début juin près de Madrid par des ouvriers de la voirie. Elle contenait un pistolet avec silencieux, un kilo d'explosifs, quatre détonateurs, une pelle et des instructions écrites en basque.