Julien Coupat et Yldune Lévy pourraient se marier mardi

JUSTICE Les deux jeunes gens, mis en examen dans l’affaire de Tarnac auraient résolu toutes les barrières judiciaires...

Oriane Raffin

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Yldune Lévy, la compagne de Julien Coupat, mise en examen dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes ferroviaires à grande vitesse, a quitté vendredi en début de soirée la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) après avoir été remise en liberté par la cour d'appel de Paris.
Yldune Lévy, la compagne de Julien Coupat, mise en examen dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes ferroviaires à grande vitesse, a quitté vendredi en début de soirée la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) après avoir été remise en liberté par la cour d'appel de Paris. — Joel Saget AFP

Selon une information révélée par LeMonde.fr, les deux jeunes gens, mis en examen dans l’affaire de Tarnac auraient publié les bans le 6 juin dernier, à la mairie du 20ème arrondissement. Le mariage serait prévu pour ce mardi.

Les bans publiés, la date incertaine
 
La mairie de Paris, jointe par 20minutes.fr confirme la publication des bans, mais précise néanmoins que la date du mariage n'est pas publique. «Après la publication des bans, on a un an pour se marier.»

Joint par 20Minutes.fr, le père de Julien Coupat, Gérard Coupat, dit «ne pas être informé». Son fils veut faire ça «dans la discrétion. Mais c’était programmé, le fait que depuis 6 mois ils ne se soient pas vus, ça a précipité les choses, mais c’était prévu, ils sont très amoureux.»
 
«Ils souhaitent la plus stricte intimité»
 
De son côté, l’avocate de Julien Coupat, Irène Terrel, émet des doutes quant à un mariage ce mardi: «ça m’étonnerait que ça se déroule comme ça. Ils souhaitent la plus stricte intimité.»
 
Le mariage, s’il a lieu, aurait des conséquences sur la situation judiciaire du couple. En effet, une restriction de justice les empêchait jusqu’alors de se voir. Selon leur avocate, «la chose cadrée, juridiquement tout est réglé. Pour eux, la séparation a déjà était trop longue.»
 
Comme le prévoit la loi, une fois mariée, le couple pourra donc vivre ensemble. Une façon de contourner la restriction judiciare. «Ce  n’est pas un pied de nez à la justice», explique néanmoins Irène Terrel, «c’est une façon pour ce couple de vivre ensemble et de se voir. La coupure des liens affectifs et relationnels n’est pas vivable pour ces gens-là.»