Les psys au procès Courjault

JUSTICE Une seconde phase décisive.

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Véronique Courjault a tenté d'expliquer, hier, pourquoi elle avait nié les meurtres.
Véronique Courjault a tenté d'expliquer, hier, pourquoi elle avait nié les meurtres. — B. PEYRUCQ / AFP

Après quatre jours de débats sur les faits, le procès de Véronique Courjault, jugée pour trois infanticides devant les assises d'Indre-et-Loire, entre aujourd'hui dans une séquence cruciale : l'audition des psychologues et des psychiatres. L'occasion d'aborder la notion de « déni de grossesse », qui plane depuis le début au-dessus des audiences, sans jamais avoir été nommée.

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La semaine dernière, Véronique Courjault s'est débattue entre ses déclarations d'après son arrestation, où elle avouait une préméditation de ses actes, et une situation « beaucoup plus complexe », deux ans plus tard. Si elle reconnaît avoir su dès le début qu'elle était enceinte, elle jure ne pas en avoir été toujours « pleinement consciente ». Un état qui pourrait rejoindre le déni de grossesse et troubler un peu plus encore l'intime conviction du jury.