Henri Guaino corrige François Fillon

POLITIQUE Le conseiller de Nicolas Sarkozy affirme que «la crise n'est pas finie»...

avec agence

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Depuis la révélation de l'affaire de la Société générale, de nombreuses voix politiques s'élèvent, surtout dans la majorité, pour réclamer la "tête" des dirigeants de la banque, illustrant le retour de la tentation de l'intervention de l'Etat dans l'économie privée.
Depuis la révélation de l'affaire de la Société générale, de nombreuses voix politiques s'élèvent, surtout dans la majorité, pour réclamer la "tête" des dirigeants de la banque, illustrant le retour de la tentation de l'intervention de l'Etat dans l'économie privée. — Stephane de Sakutin AFP/Archives

Henri Guaino a assuré dimanche que «la crise n'est pas finie» et que nul ne peut savoir si elle va s'aggraver ou se résorber. Cette déclaration fait évidemment suite aux propos de François Fillon qui avait évoqué vendredi une «amorce» de sortie de crise.

«Le Premier ministre n'a pas voulu dire que la crise était finie», a corrigé le conseiller spécial de l'Elysée lors de l'émission le grand rendez-vous (Europe 1-Le Parisien/Aujourd'hui en France). «Il a parlé de la crise à propos du discours que le président de la République ferait la semaine prochaine (devant le congrès du Parlement, ndlr) et qui évidemment envisagera la manière dont la France doit sortir de la crise, dans quelle situation avec quels objectifs», a poursuivi Guaino.

«débat un peu absurde»

«Il n'est absolument pas dans l'esprit du Premier ministre aujourd'hui de penser que la crise est terminée et que tout va recommencer comme avant. Non, la crise n'est pas finie, nul ne sait jusqu'où elle s'aggravera et quand elle se terminera», selon lui. Voulant couper court à un «débat un peu absurde sur les prévisions», le responsable a tranché: «gouverner, ce n'est pas prévoir, gouverner c'est décider, gouverner, c'est agir».