Une famille de victimes du vol Rio-Paris se constitue partie civile

Charlotte Boitiaux

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Les familles des passagers qui étaient à bord de l'airbus A330 qui a disparu alors qu'il reliait Rio et Paris, le 1er juin 2009, à l'éaroport de Roissy Charles de Gaulle.
Les familles des passagers qui étaient à bord de l'airbus A330 qui a disparu alors qu'il reliait Rio et Paris, le 1er juin 2009, à l'éaroport de Roissy Charles de Gaulle. — AFP
Le père, la mère, le frère et le compagnon de l’une des victimes du crash de l’Airbus A330 d’Air France ont décidé, lundi 1er juin, de se constituer, ensemble, partie civile auprès du juge d’instruction en charge de l’enquête, afin de comprendre les raisons du drame.
 
«Leur exigence de réponses ne concerne pas l’enquête en cours», a indiqué leur avocate Me Sophie Bottai, jointe par 20minutes.fr. «Mais ils ont le sentiment qu’une partie de la vérité n’est pas délivrée, que l’on filtre l’information et que des éléments détenus par les acteurs de la catastrophe n’ont pas été dits, explique-t-elle. En se constituant partie civile, ils auront accès au dossier d’instruction, ils seront plus près de l’enquête et espèrent obtenir des réponses légitimes».
 
«Le non-respect du principe de précaution» 
 
La famille s’étonne notamment du non-respect du principe de précaution, au sujet notamment des sondes Pitot. «Pourquoi les sondes n’ont-elles pas été toutes changées quand la compagnie a constaté des défaillances? Pourquoi les avions ne sont pas restés au sol? La catastrophe aurait-elle pu être évitée?» sont quelques-unes de leurs nombreuses questions sans réponse, indique Me Sophie Bottai.
 
Il faudra attendre quelques jours pour obtenir les premières informations «légitimes». Selon Me Sophie Bottai, à ce jour, aucune autre personne ne se serait constituée partie civile. Mais, les familles de deux autres victimes ont déposé une plainte simple à Paris la semaine passée pour homicides involontaires, affirme une source judiciaire.