Un millier de salariés manifestent devant le siège de Goodyear

SOCIAL Ils protestent contre les 820 suppressions d'emplois annoncées par le fabricant de pneus dans son usine d'Amiens...

Avec agence

— 

Quelques dizaines de salariés du groupe Dunlop-Goodyear bloquaient toujours l'accès au site de Goodyear samedi après-midi à Amiens, malgré l'annulation vendredi d'un référendum sur la réorganisation du travail, a-t-on appris de la direction et des syndicats.
Quelques dizaines de salariés du groupe Dunlop-Goodyear bloquaient toujours l'accès au site de Goodyear samedi après-midi à Amiens, malgré l'annulation vendredi d'un référendum sur la réorganisation du travail, a-t-on appris de la direction et des syndicats. — Alain Julien AFP
Les salariés, 900 selon la CGT, entre 700 et 800 selon une source policière, sont arrivés tôt dans la matinée à bord d'une dizaine d'autobus. Ils se sont rassemblés devant le siège de Goodyear à Rueil-Malmaison (Haut-de-Sene) ce jeudi, à l'occasion de la première réunion du Comité central d'entreprise (CCE) depuis l'annonce le 26 mai du plan de licenciements.

Goodyear-dunlop, qui emploie 3.500 personnes en France, a annoncé le licenciement de 820 personnes sur 1.400 dans son usine d'Amiens-nord, en les expliquant par l'impact de la crise automobile.

«Nous allons aller en justice le plus vite possible pour faire annuler ce plan social (...) Si cette bataille est perdue, l'autre bataille sera d'aller chercher du fric», a lancé au micro, juste avant le début de la réunion, Mickaël Wamen, responsable CGT (majoritaire) de l'usine d'Amiens-nord.

Des élus de la région dans la manifestation

Derrière lui, une vingtaine de gendarmes mobiles placés devant l'immeuble, ont rapidement reçu une pluie d'oeufs, de poignées de terre et de pétards, utilisant à quelques reprises leurs gaz lacrymogènes pour faire reculer des salariés venus au contact.

«Aujourd'hui, j'ai la haine envers la direction, la haine pour les licenciements qu'il va y avoir», a déclaré à l'AFP un opérateur de 36 ans, posté nettement en recul dans la foule.

Plusieurs élus de la région, dont le maire PS d'Amiens, Gilles Demailly, étaient présents à la manifestation. «Ce qui est inadmissible, c'est qu'on profite de la crise pour tenter de faire passer des licenciements qui n'ont pas vraiment de cause économique», a déclaré le conseiller général du canton d'Amiens-nord, François Lec (PS).