La vitesse de l'A330 en question

Bertrand Tang

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L'armée brésilienne, hier, à Fernando de Noronha, participe aux recherches.
L'armée brésilienne, hier, à Fernando de Noronha, participe aux recherches. — E. SA / AFP

Doucement, mais sûrement. Le mystère du crash de l'A330 d'Air France,

qui a disparu lundi au-dessus de l'Atlantique, se désépaissit peu à peu. L'avion aurait évolué à une vitesse « erronée » selon le quotidien Le Monde, citant « des sources proches de l'enquête ». Le journal précise qu'Airbus devait publier hier une recommandation, validée par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), concernant la vitesse des avions en zone de turbulences. Mais l'information a été démentie par le BEA et la compagnie aérienne.

Le journal brésilien Folha de São Paulo a dévoilé aussi, hier, que l'Airbus ne volait pas à l'altitude prévue par le plan de vol au moment où il a disparu des radars brésiliens : 35 000 pieds, selon l'armée de l'air brésilienne, au lieu des 37 000 pieds. La presse de São Paulo a publié la liste des messages automatiques émis par l'avion peu avant l'accident. Quatre messages de pannes ont été signalés, dont le dernier indiquait « cabine en vitesse verticale ». Seules « les boîtes noires ont la réponse », confie Jocelyn Smykowski, le président du Syndicat national des pilotes de ligne, à l'AFP. Ce dernier exclut « l'explosion en vol ». L'armée de l'air brésilienne a récupéré les premiers débris dans l'océan Atlantique. Elle les expédiera aux autorités françaises chargées de l'enquête. W