les sandwichs remontent dans le wagon

Maud Noyon

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Les wagons de restaurationà bord des TGV vont rouvrir aujourd'hui.
Les wagons de restaurationà bord des TGV vont rouvrir aujourd'hui. — B. LEVY / SIPA

Sur le quai, le contrôleur garantit que le service de restauration sera assuré

à bord de ce TGV Paris-Poitiers.

Pourtant, déception devant le petit comptoir du wagon-restaurant : le rideau est baissé. Au revoir sandwiches, confiseries et sodas. Voici trois semaines qu'ils ne sont plus du voyage depuis qu'une partie des personnels de restauration a opté pour la grève. Les employés protestent contre les conditions de travail et de rémunération imposées par la société Cremonini, qui a remporté le marché auprès de la SNCF. Après d'âpres négociations, qui ont nécessité le recours à un médiateur, les employés voient la fin du tunnel. Ils devaient voter hier, tard dans la soirée, la reprise du travail après la conclusion d'un protocole d'accord avec la direction.

La société italienne a dû actionner la marche arrière pour remettre la restauration sur les rails. « Ils ont accepté qu'on revienne aux plannings instaurés par Wagon-Lits (la société précédemment titulaire) qui prennent en compte la charge de travail », explique Alain Lacquement. Pour le syndicaliste CGT, aucune comparaison entre un Paris-Lyon matinal plein à craquer de cadres en manque d'expresso et un plus classique TGV voyageant dans l'après-midi.

Autre problème : les tarifs, adoucis pour les clients, donnent des aigreurs aux employés. « Les prix ont baissé mais l'intéressement devait rester le même, d'où un manque à gagner pour les vendeurs ! », s'étrangle Alain Lacquement. « Et on est tout le temps en rupture de stock. Comment maintenir les ventes dans cette situation ? » Là encore, des améliorations sont promises par Cremonini, dont pourront aussi bénéficier les néo-employés. Au terme des négociations, une inconnue demeure : après trois semaines sans sandwichs estampillés SNCF, les usagers reprendront-ils le chemin du wagon-restaurant ? Prudents hier, la grande majorité d'entre eux s'étaient munis d'un précieux casse-croûte avant de monter à bord. W