Le scrutin de dimanche, un tour de chauffe ?

Bastien Bonnefous

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Qui sortira en tête dimanche soir ? Le PS finira-t-il 2

e ? A qui la 3

e place :

au centre ou aux Verts ? Derniers points d'étape, d'après les intentions de vote Ipsos pour 20 Minutes-SFR-Le Point.

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UMP-Majorité parlementaire

Plus vraiment de doute, le parti présidentiel devrait finir en tête du scrutin, avec quelque 27 % prévus. L'écart avec le PS se creuse de six points, mais, surtout, 85 % de l'électorat UMP dit avoir fait définitivement son choix. Un socle solide, qui permettrait ainsi à l'UMP de passer la barre des 25 % qu'il s'est lui-même fixée. Serait-ce pour autant une victoire ? « Elle serait à l'image de la popularité de Nicolas Sarkozy : solide chez ses partisans, mais qui a du mal à s'élargir. C'est suffisant pour un scrutin à un tour comme les européennes, mais cela pose des problèmes de réserves de voix dans des votes à deux tours », estime Jean-François Doridot, directeur général d'Ipsos. Message reçu pour les régionales 2010 et la présidentielle 2012.

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PS

Avec 21 % d'intentions de vote, les socialistes dépassent à peine le niveau clé des 20 %. Pas sûr même, selon les sondeurs, que le PS y parvienne. Un mauvais score aurait des conséquences lourdes dès dimanche soir : une relance illico des divisions internes jamais éteintes dans le parti, un allié Verts de plus en plus gourmand, et le risque que le PS ne soit plus majoritaire à terme au sein de la gauche.

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La 3

e place

Impossible de départager le MoDem et Europe Ecologie (11 % chacun). « La dynamique de fin de campagne profite aux Verts, qui bénéficient d'une image de vote protestataire plus utile que le NPA », estime Jean-François Doridot. Par sa campagne très antisarkozyste, le MoDem pourrait avoir crispé son électorat de droite et celui, europhile, de l'ex-UDF, au profit de l'UMP et des Verts.

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La gauche radicale

Même situation du côté du NPA et du Front de gauche, au coude à coude autour de 6 %. Un score en dessous des espoirs de début de campagne portés par le discours sur la crise. « Le NPA, qui touche un électorat jeune, donc volatil, n'a pas réussi à convaincre d'un vote utile ; le Front de gauche a marqué des points, profitant de l'électorat communiste, structuré, âgé et mobilisé », estime Jean-François Doridot. W