Quatre personnalités à l'épreuve des urnes dans les régions

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Outre les ténors de la politique candidats en Ile-de-France

comme Michel Barnier

et Rachida Dati (UMP), Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie) ou le porte-parole du PS Benoît Hamon, plusieurs « vedettes » vont jouer gros dans les sept autres circonscriptions électorales du pays. Sont-elles en danger ou non ?

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Jean-François Kahn, tête de liste MoDem dans l'Est Le journaliste se lance en politique. Si sa liste ne gagne qu'un seul siège, il a promis de se retirer au profit de l'eurodéputée sortante, Nathalie Griesbeck, reléguée en deuxième position. Si elle en gagne deux, il a prévenu qu'il ne s'engagerait pas dans les hautes instances du parti centriste : « Le Parlement européen, c'est un travail à plein temps. »

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Dominique Baudis, tête de liste UMP-Nouveau Centre dans le Sud-Ouest L'ancien maire de Toulouse court peu de risques en espérant « faire un meilleur score que la dernière fois », à savoir 15 % des suffrages. Il entend conquérir trois sièges et est donc assuré de devenir pour la première fois eurodéputé.

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Jean-Marie Le Pen, tête de liste FN dans le Sud-Est L'eurodéputé depuis 1984, âgé de 80 ans, devrait à nouveau être élu. Mais il ne présidera pas la première réunion des eurodéputés après le 7 juin comme doyen du Parlement, le règlement interne ayant été modifié pour l'en empêcher. Sa fille Marine, eurodéputée depuis 2004, est tête de liste dans le Nord-Ouest. Elle se doit de faire un joli score pour conforter ses chances de succéder à son père lors du prochain congrès du FN, prévu en 2010.

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Jean-Luc Mélenchon, tête de liste du Front de gauche dans le Sud-Ouest Le sénateur de l'Essonne fait peur au PS, dont il était membre il y a encore un an. Grâce à l'alliance de son mouvement, le Parti de gauche, avec le PCF et d'anciens de la LCR, il bénéficie localement des forces et du réseau de militants communistes, ce qui pourrait l'aider à se faire élire. W

Laure de Charette