Julien Coupat et Yldune Lévy veulent se marier

FAIRE-PART En liberté sous contrôle judiciaire, les deux jeunes gens veulent fonder un foyer mais n'ont pas le droit de se voir...

Julien Ménielle
— 
Une expertise informatique a révélé que le disque dur de l'ordinateur d'Yldune Levy, l'une des mis en examen du groupe soupçonné d'avoir commis des dégradations contre les lignes SNCF, contenait un manuel de fabrication de bombes artisanales, a-t-on appris mercredi de source proches de l'enquête.
Une expertise informatique a révélé que le disque dur de l'ordinateur d'Yldune Levy, l'une des mis en examen du groupe soupçonné d'avoir commis des dégradations contre les lignes SNCF, contenait un manuel de fabrication de bombes artisanales, a-t-on appris mercredi de source proches de l'enquête. — Joël Saget AFP/Archives

Une lune de miel sous contrôle judiciaire pour Julien Coupat et Yildune Levy. L'avocate du jeune homme, Irène Terrel, a confirmé ce mercredi à 20minutes.fr la nouvelle, lancée la veille par un journaliste du Nouvel Observateur sur son blog: les deux jeunes gens envisagent de se marier. Le problème, comme elle le souligne, c'est qu'«ils n'ont absolument pas le droit de se voir actuellement», étant donnée leur situation.


Le père de Julien Coupat n'est pas au courant


Le père de Julien, Gérard Coupat, contacté par 20minutes.fr, assure «ne pas du tout être au courant». «Je n'ai aucune information à ce sujet», affirme-t-il, évoquant même un «gag». Mais l'avocate se montre moins affirmative. «Oui, c'est un projet réel», annonce-t-elle, précisant toutefois qu'il «ne date pas d'hier».


Il ne date pas d'hier mais pourrait effectivement se concrétiser dans les jours qui viennent. Irène Terrel explique que les deux jeunes gens comptent «constituer leur dossier de mariage», mais rappelle que «la procédure prend du temps».


«On ne peut pas empêcher les gens de se marier»


«Cela relève de la vie privée», précise l'avocate. Un projet privé qui pourrait cependant avoir des conséquences sur leur situation judiciaire. Dans son billet, évoquant l'interdiction pour le couple d'entrer en contact, Olivier Toscer évoquait «une restriction que la justice serait quasiment obligée de lever si les deux "mis en cause", comme on dit dans les fichiers de police, devenait mari et femme».


L'avocate de Julien Coupat en convient: «on ne peut pas empêcher les gens de se marier». Aussi, quand son client et sa compagne auront effectué toutes les demandes classiques, «toutes les démarches juridiques nécessaires» seront entreprises. Les bans ne sont pas près d'être publiés.