Un A330 disparaît au-dessus de l'Atlantique

Bastien Bonnefous

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A 3 h 30, le vol AF447 n'a plus répondu. Un Airbus A330 d'Air France a disparu

hier matin au-dessus de l'Atlantique,

entre Rio de Janeiro et Paris, ne laissant aucun espoir quant à d'éventuels survivants. L'avion a quitté le Brésil dimanche soir et devait se poser hier matin à 11 h 10 à Roissy. Il n'est jamais arrivé et a disparu des écrans de contrôle alors qu'il survolait l'océan Atlantique, avec à bord 216 passagers et 12 membres d'équipage. Le dernier contact radio entre l'appareil et les contrôles brésiliens remonte à 3 h 30, heure de Paris, selon la communication d'Air France.

L'hypothèse la « plus vraisemblable », selon la compagnie aérienne, est que l'A330 a été « foudroyé » en vol, alors qu'il passait dans « une zone orageuse avec de fortes perturbations » tropicales. Dans un dernier message, le commandant de bord aurait annoncé des turbulences et « après, on a perdu le contact », a déclaré Air France. Des messages automatiques envoyés par l'appareil ont fait part de multiples défaillances. La crainte d'un détournement ou d'un attentat a vite été « clairement écartée », a fait savoir hier Jean-Louis Borloo, ministre des Transports. « On est très probablement dans l'hypothèse d'un accident. Il doit y avoir eu accumulation de circonstances », a-t-il précisé. Mais aucune certitude hier soir sur les causes du crash de l'avion, qui n'a pas eu le temps d'émettre ses balises de détresse, ce qui laisse penser à un drame soudain.

Cet A330 totalisait près de 19 000 h de vols et a été mis en service en 2005. Son dernier contrôle datait du 16 avril et n'avait relevé « aucune défaillance », a indiqué Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d'Air France. Le commandant de bord, « très expérimenté », comptait 11 000 h de vol à son actif, dont 1 700 sur Airbus A330. Une cellule de crise a été mise en place dès 9 h 30 hier à Roissy, pour recevoir et informer les familles (lire notre reportage page 6), en présence de médecins et de psychologues. Dès la certitude d'une situation « grave », le Brésil avait envoyé des appareils de reconnaissance militaires au-dessus de l'océan pour tenter de localiser l'A330. Idem du côté de la France qui a fait appel au Pentagone. Sans succès. Selon nos informations, des nouvelles auraient circulé très vite au sein d'Air France hier matin sur la disparition d'un avion, notamment concernant les recherches par l'armée. W