Un élève de 8 ans convoqué à la gendarmerie

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La récré finit au poste. Un enfant de 8 ans a été entendu, samedi

avec son père, à la gendarmerie de Courdimanche (Val-d'Oise), après un échange de coups avec un autre élève fin mars, qui a poussé la mère de ce dernier à porter plainte. Cette affaire intervient après l'interpellation de deux enfants de 6 et 10 ans le 19 mai dans le Sud. La mère de l'écolier frappé aurait contacté le père de l'autre, « sans parvenir à régler le problème », a indiqué hier le commandant Emmanuel Josse, alors que selon le père, « cette histoire n'aurait pas dû sortir de l'école ». Hier, l'affaire a pris un tour politique, la fédération de parents d'élèves FCPE estimant que « c'est la conséquence directe du discours sécuritaire du gouvernement » sur les violences scolaires. Le PS a accusé Nicolas Sarkozy de les « instrumentaliser » à des « fins électoralistes », à quelques jours du scrutin européen. « Tout comme des gens vont aux urgences pour un simple mal de tête, il ne faut pas aller à la gendarmerie quand on est capable de résoudre les problèmes soi-même », a tempéré Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, en appelant à la « responsabilité » des parents. W