Des pistes pour le lycée de demain

Laure de Charette

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Consultation d'élèves au lycée Samuel-de-Champlain à Chennevières, le 8 avril.
Consultation d'élèves au lycée Samuel-de-Champlain à Chennevières, le 8 avril. — CERLES / SIPA

Des filières rééquilibrées, une meilleure orientation passant par des stages,

et des langues mieux maîtrisées : voilà dans les grandes lignes les préconisations de Richard Descoings pour le lycée de demain. Le directeur de Sciences-Po Paris, chargé par Nicolas Sarkozy d'une concertation sur la réforme du lycée, remet ses conclusions aujourd'hui à l'Elysée.

Depuis janvier, quand il a été chargé de cette mission après le retrait du projet contesté du ministre de l'Education, Xavier Darcos, Richard Descoings a réalisé un tour de France dans quatre-vingts lycées, à la rencontre des élèves, parents et enseignants. Il en a retenu plusieurs points : des demandes d'orientation, de soutien et de stages, l'importance des langues, la nécessité de rééquilibrer les séries du lycée général (L, ES et S) et de rénover la voie technologique. Il dit avoir rencontré « une jeunesse extrêmement engagée, mature, posée et prête à argumenter ».

Mercredi dernier, le député UMP Benoist Apparu, rapporteur d'une mission parlementaire sur la réforme du lycée, a déjà rendu son rapport, finalisé sans l'aval des membres socialistes. Il a proposé une semaine de 35 h de cours (contre plus de quarante actuellement), dont 3 h d'accompagnement - une nouveauté - et 5 h de devoirs faits au lycée, une spécialisation plus progressive, un « sas » de réorientation l'été pour éviter les redoublements, et un bac avec plus de contrôle continu en cours d'année.

Reste à savoir ce que le gouvernement fera de ces travaux, à quelques jours d'un remaniement probable après les élections du 7 juin. La réforme doit être effective dès la rentrée 2010. W