«Le mystère du vol AF 447»

REVUE DE PRESSE Les quotidiens s'interrogent ce mardi après la disparition de l'Airbus A330 d'Air France dans l'océan Atlantique...

Avec agence

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 Un Airbus A330-200 d'Air-France, sur le point de se poser au Canada.
 Un Airbus A330-200 d'Air-France, sur le point de se poser au Canada. — Photo Flickr CC/ By Caribb

Le mot «mystère» revient le plus souvent à la une des quotidiens nationaux, qui s'interrogent ce mardi après la disparition de l'Airbus A330 d'Air France dans l'océan Atlantique ayant fait 228 victimes.

«La foudre a-t-elle précipité la perte du vol Rio-Paris, alors que de nombreux appareils sont foudroyés chaque année sans dommage?», se demande Laurent Joffrin dans «Libération» qui titre sur «Les mystères du Rio-Paris».

«Mystère»

Même terme employé par «Le Figaro» et «Le Parisien/Aujourd'hui en France» avec «le mystère du vol AF 447». Le premier reprend une infographie de la route empruntée par l'appareil d'Air France depuis son point de départ jusqu'à son arrivée, le second publiant une photo d'un parent en pleurs.

«France-Soir» affiche également des photos de proches et parents en larmes en dessous d'une manchette laconique : «Hier matin, 4h15, dernier message du vol AF-447 Rio-Paris.»

«Mille questions»

«Des interrogations lancinantes tarauderont le coeur de ceux qui se réjouissaient des retrouvailles à venir», écrit Dominique Quinio dans «La Croix» qui évoque «le drame du vol Rio-Paris».

«Il y a en effet de quoi se poser mille questions face à une telle incertitude, à une époque où les satellites parviennent à identifier des personnes dans la rue, à surveiller tout ce qu'il est techniquement possible de contrôler», souligne Jean-Michel François dans «L'Union/L'Ardennais»

La piste de l’attentat évoqué

Pour Xavier Panon dans «La Montagne» «il faut croire qu’une succession de facteurs aggravants a provoqué cette perte aussi rapide qu’étonnante».

Seul Le Télégramme ose évoquer une autre piste que celle du foudroiement de l'avion. «C'est à tout le moins l'hypothèse que privilégient les pouvoirs publics et la compagnie, sans en commenter une autre: l'attentat», observe Jean Guisnel. «Pour autant, ne laissons pas complètement de côté cette éventualité, à tout le moins tant que des éléments techniques ne l'auront pas exclue», ajoute-t-il.